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© JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
© JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
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Pourquoi les gilets jaunes ont le potentiel pour se transformer en Podemos français

Publié le 17 novembre 2018
Le parti espagnol Podemos est né, en 2014, à partir d'un mouvement social informel qui s'est structuré à travers l'action de « professionnels » en un parti politique. Les Gilets jaunes arriveront-ils à survivre et se pérenniser, alors que d'autres mouvements spontanés comme Nuit debout ont fait long feu ?
Yves Michaud
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Yves Michaud est philosophe. Reconnu pour ses travaux sur la philosophie politique (il est spécialiste de Hume et de Locke) et sur l’art (il a signé de nombreux ouvrages d’esthétique et a dirigé l’École des beaux-arts), il donne des conférences dans le...
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Le parti espagnol Podemos est né, en 2014, à partir d'un mouvement social informel qui s'est structuré à travers l'action de « professionnels » en un parti politique. Les Gilets jaunes arriveront-ils à survivre et se pérenniser, alors que d'autres mouvements spontanés comme Nuit debout ont fait long feu ?

Atlantico : Alors que les gilets jaunes occuperont les ronds points de France ce 17 novembre, comment comparer un tel mouvement citoyen avec ceux qui, comme Podemos, ont pu voir le jour au travers de différents pays ?

Yves Michaud : Si on veut être exact, il faut comparer le mouvement des Gilets Jaunes aux manifestations des Indignés qui avaient rassemblé des centaines de milliers de personnes le 15 mai 2011 dans beaucoup de villes espagnoles et notamment à Madrid à la Puerta del Sol. Podemos est né en réalité trois ans plus tard à la suite de la publication sur internet en janvier 2014 d'un manifeste d'intellectuels appelant à transformer l'indignation en force politique. Podemos fit donc son apparition sur la scène politique lors des élections européennes du printemps 2014.

On est passé d'un mouvement social informel à un parti qui s'est structuré à travers l'action de « professionnels ». Le processus est toujours le même : des protestations spontanées importantes sont prises en main et organisées par des acteurs politiques professionnels – les avocats et notables du Tiers-Etat en 1789, les militants politiques révolutionnaires bolcheviks en 1917, les professeurs de science politique de Podemos en 2014. Si les Gilets jaunes devaient déboucher sur quelque chose, le processus devrait être le même.

Quelles ont été les conditions à réunir pour permettre la traduction d'un tel mouvement en termes de structuration politique ?

Je viens de parler des conditions générales. Maintenant il faut un contexte particulier.

Ce n'est pas tellement l'intensité de la protestation qui compte mais la présence de professionnels capables d'analyser le pouvoir et sa configuration du moment, d'organiser un parti et des actions, de mener communication et propagande, y compris en termes d'images (la tenue vestimentaire d'Iglesias le leader de Podemos en jean et en bras de chemise avec sa queue de cheval est très bien choisie, rien à voir avec les tenues ouvrier-chic de Mélenchon).

Il faut plus encore qu'il y ait une place vide pour la nouvelle formation. En Espagne, le Partido popular était au bout du rouleau en raison de sa corruption et de la médiocrité intellectuelle de ses dirigeants. Le PSOE (parti socialiste) était lui aussi corrompu et surtout n'avait pas su renouveler ses élites. Le PC n'existait plus ou presque et les formations indépendantistes dans les régions ne s'imposaient pas. Il y avait donc un boulevard, qu'a pris Podemos. Il est suivi maintenant par le Podemos centriste de Ciudadanos.

En France, paradoxalement, ce n'est pas la gauche mais Macron qui a vu qu'il y avait un boulevard à prendre. Ça lui a permis de dynamiter les partis installés et de remporter la présidentielle dans le style Bonaparte au pont d'Arcole – mais il lui a manqué justement des théoriciens de la politique pour organiser son mouvement. Surtout sa victoire a été si rapide qu'il n'a pas eu le temps de construire le parti : il s'est retrouvé tout de suite aux manettes.

Il faut ajouter, côté beaucoup moins sympathique, que les leaders de Podemos en Espagne sont des léninistes formés à la sud-américaine, pas du tout des enfants de chœur. Il faut voir comment Iglesias purge sans états d'âme les dissidents. Macron vient, lui, de Machiavel, pas de Lénine.

Ce que je viens de dire vaut pour la situation à gauche en France : PC disparu, socialistes inexistants aussi bien en nombre qu'en intellect, France insoumise tenue à bout de bras par un histrion très ambigu et pas tout neuf. Avec un handicap supplémentaire ; la présence bien implantée d'une extrême droite (FN ou RN). Il y a donc aussi de la place mais il y a déjà beaucoup de grenouilles aspirant à devenir reine.

A l'inverse, de tels mouvements n'ont ils pas plutôt tendance à s'éteindre, comme cela a pu être le cas avec le mouvement Occupy qui a eu lieu aux États-Unis suite à la crise financière ?

Occupy s'est effondré comme tous les mouvements grass roots parce que si les actions communautaires sont très prisées des Américains, les deux Grands Partis imposent leur loi et surtout concentrent les financements. Le financement est une question cruciale aussi en Europe – et de ce point de vue les élections européennes sont très favorables à la naissance de partis, y compris par la façon dont on manipule ou non les financements - voir les problèmes du Modem et du FN avec l'utilisation des indemnités européennes...).

Plus importantes encore sont les questions de leaders et d'organisation. Avant les Gilets jaunes et sans remonter à Poujade et au poujadisme, on a vu en France des mouvements spontanés qui faisaient long feu – Nuit debout, où il y avait dès le départ un spontanéisme anti-organisationnel. En ce moment, LFI, le RN, quelques centristes se disent qu'après tout ils pourraient capitaliser sur les Gilets jaunes, mais d'une part, il y a déjà pas mal de prétendants, d'autre part le mouvement regroupe des mécontentements tellement hétérogènes qu'on voit mal comment fédérer tout ça. Il ne faut pas oublier non plus que se profile avec Place publique de Raphaël Glucksmann une autre entreprise Podemos à la française. Bref, il y a du monde. Heureusement, pour le moment pas de léninistes en vue.

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vangog
- 17/11/2018 - 13:05
Le fascisme est « en marche »!
Lorsque la gauche manifestait pour ses privilèges, jamais aucun incident n’a provoqué ni morts ni blessés...lorsque la droite manifeste à son tour contre les privilèges de gauche, payés par nos taxes et impôts, les fascistes sortent du bois et foncent sur les manifestants pacifiques . Extrême-gauche?...ZAD?...syndicalistes haineux?... ces fascistes doivent être punis pour assassiner la démocratie. Par ses incitations à la haine contre les manifestants, Castaner est responsable!