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© PHILIPPE HUGUEN / AFP
Aménagement du territoire

Régions en déclin : ce déni de réalité français qui empêche les territoires concernés d’être véritablement aidés

Publié le 03 octobre 2018
Depuis plusieurs décennies, les dynamiques en cours ont pu transformer le territoire français, laissant apparaître des villes en déclin.
Laurent Chalard
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Laurent Chalard est géographe-consultant, membre du think tank European Centre for International Affairs.
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Depuis plusieurs décennies, les dynamiques en cours ont pu transformer le territoire français, laissant apparaître des villes en déclin.

Atlantico : Quelle est l'ampleur du phénomène et dans quelle mesure est-il en toujours à l'oeuvre ? 

 
Laurent Chalard : Pendant les Trente Glorieuses (1945-1975), dans un contexte d’urbanisation généralisée du territoire français, rares étaient les villes en déclin, quelle que fusse leur taille, petite, moyenne ou grande. La croissance urbaine était la norme dans toutes les régions. L’émergence d’une perte démographique ne se constatait que dans de très rares communes minières, dont certaines ont vu leur activité commencée à se rétracter dès les années 1960, comme, par exemple, Decazeville dans l’Aveyron. Depuis la fin des Trente Glorieuses, la situation a cependant fortement évolué, le processus de désindustrialisation massive du territoire français combiné au processus de métropolisation, l’emploi se concentrant dans les agglomérations les plus peuplées, ont conduit le nombre de villes déclinantes à considérablement augmenter. En effet, entre 1968 et 2014, pas moins de 75 communes françaises de tradition industrielle, qui comptaient au moins 2000 habitants à l’origine, ont vu leur population se réduire d’au moins un tiers, soit une baisse particulièrement sensible. Le phénomène touche plus particulièrement des petites et moyennes villes du nord-est et du Massif Central qui se caractérisaient par leur mono-activité. Parmi les plus connues, nous pouvons citer : La Grand-Combe (Gard), Decazeville (Aveyron), Joeuf (Meurthe-et-Moselle), Revin (Ardennes), Mazamet (Tarn), Montluçon (Allier) ou encore Le Creusot (Saône-et-Loire). Malgré une croissance démographique nationale soutenue pendant les années 2000, le nombre de villes déclinantes a progressé dans la dernière décennie du fait de l’accentuation des inégalités de dynamiques territoriales en France. Malheureusement, cette tendance est appelée à se poursuivre pour deux principales raisons : un ralentissement de la croissance démographique hexagonale, qui touchera prioritairement les villes les moins dynamiques, et une poursuite de la métropolisation, consécutive des réformes législatives de ces dernières années, qui ont fortement renforcé les grandes métropoles. La liste des villes concernées devrait donc grandement s’allonger dans les prochaines années, touchant de plus en plus de régions.
 

Quelles sont les conséquences pour ces territoires, quels en sont les stigmates caractéristiques ?

De par son ampleur, le déclin démographique a des conséquences considérables pour les villes concernées ainsi que pour les territoires environnants qui sont sous leur influence. Au niveau des villes, le déclin est très prégnant dans le paysage à travers plusieurs stigmates typiques, qui se retrouvent presque partout : - l’importance des friches industrielles, qui occupent parfois des espaces centraux au cœur des villes, les rendant très visibles, - une disparation commerciale encore plus accentuée qu’en moyenne, avec des rues entières aux commerces fermés, donnant l’impression de « villes mortes », - une vacance de l'habitat, en particulier des logements les plus vétustes ou des logements sociaux de type grand ensemble peu recherchés, - un abandon d’un espace public, vétuste et surdimensionné par rapport à sa fréquentation, - une visibilité de la pauvreté sur les habitants que l’on croise dans la rue. Cet ensemble de caractéristiques leur donne une image déprimante pour l’observateur extérieur, entretenant le processus de dévitalisation. Au niveau des territoires environnants, si les stigmates sont souvent moins apparents du fait de la périurbanisation, il n’en demeure pas moins que le déclin de la petite (ou moyenne) ville-relais du territoire se fait ressentir, que ce soit par la disparition d’un certain nombre d’équipements ou de services ou que ce soit par la réduction du nombre d’emplois, qui conduit la population à émigrer vers des territoires proposant de meilleures perspectives d’avenir. 
 

Est-il plus opportun de tenter de lutter contre un phénomène qui semble inexorable, ou est-ce que l'enjeu n'est-il pas finalement de l'accompagner" de la manière la plus efficace permettant ainsi une forme de renaissance ? 

 
Effectivement, l’ensemble des stigmates produits du déclin démographique pause un problème d'aménagement certain que l'Etat central ne semble jamais avoir réellement pris en compte, puisqu’il n'évoque jamais dans ses grandes politiques nationales la question du rétrécissement de certaines villes. Or, pour résoudre le problème, il convient de changer de paradigme. Il s'agit d'être réaliste, en prenant acte du processus de rétrécissement engagé et en adoptant une politique d'aménagement visant à effacer les stigmates du déclin, ce qui passe par une politique de resserrement du centre-ville, en particulier sur le plan commercial, de dédensification de l'habitat, en n’hésitant pas à détruire massivement l’habitat peu recherché, de conversion des friches industrielles, qui peuvent être renaturées ou réutilisées comme équipements collectifs. Pour résumer, il convient de "penser le rétrécissement", grand impensé de la politique d'aménagement du territoire, pour les villes au déclin amorcé depuis plusieurs décennies et difficilement réversible. Leur renaissance ne passe pas tant par un rebond démographique et économique bien souvent illusoire, que par une adaptation de leur physionomie à la nouvelle donne démographique. Dans ce cadre, l’objectif final est que peu d’éléments du paysage ne doivent laisser à penser au visiteur de passage que la ville fut autrefois plus peuplée et plus active.
 
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