En direct
Best of
Best of du 8 au 14 août
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

"Pourquoi les Africains qui se disent victimes du racisme en France ne retournent-ils pas en Afrique ?"

02.

Ces 40% de contaminés asymptomatiques qui pourraient être la clé contre la Covid-19

03.

Covid-19 : Jérôme Salomon estime que le "virus sera toujours là" à la rentrée et confirme une baisse du prix des masques

04.

Pourquoi une élection de Joe Biden ne rétablirait pas les relations transatlantiques du monde d’avant

05.

La haine de l'Occident : des BLM à la Turquie néo-ottomane d'Erdogan, entretien avec Pierre Rehov

06.

Alerte à la pseudo justice sociale : cette culture de l’excuse qui (co)produit la violence qui nous envahit

07.

Rimbaud était une "caillera" ! C’est un prestigieux spécialiste de son œuvre du nom de Yassine Belattar qui nous l’apprend

01.

La dégringolade de la France dans le top 10 des puissances économiques mondiales est-il purement mécanique (lié à notre démographie et au développement des pays sous-développés à forte population) ou le reflet d’un déclin ?

02.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

03.

Vaccin contre la Covid-19 : pourquoi les pérégrinations de la recherche russe pourraient se révéler crédibles

04.

Du glyphosate concentré utilisé comme arme chimique pour détruire une exploitation bio

05.

Canicule : petite liste des aliments les plus risqués à la consommation quand le thermomètre monte

06.

"Pourquoi les Africains qui se disent victimes du racisme en France ne retournent-ils pas en Afrique ?"

01.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

02.

Zemmour est « sous-humain » (c'est à dire un sous-homme) ! Et c’est un surhomme qui le dit…

03.

Masques et crise de la masculinité : les ingrédients du cocktail explosif de violences en série

04.

La dégringolade de la France dans le top 10 des puissances économiques mondiales est-il purement mécanique (lié à notre démographie et au développement des pays sous-développés à forte population) ou le reflet d’un déclin ?

05.

Ce qui se passe pour notre corps quand on arrête l’alcool

06.

Cancel culture : pourquoi les pires dérives du XXe siècle nous menacent à nouveau

ça vient d'être publié
light > Religion
Contexte particulier
Pèlerinage du 15 août à Lourdes : des milliers de pèlerins sont attendus, le masque sera obligatoire
il y a 7 heures 54 min
pépite vidéo > France
Vive émotion
Retrouvez l’hommage de Jean Castex aux six humanitaires français tués au Niger
il y a 10 heures 9 min
pépites > International
Noms d'oiseaux
La Turquie accuse la France de se comporter "comme un caïd" en Méditerranée
il y a 11 heures 21 min
pépites > Politique
Couple franco-allemand
Emmanuel Macron va recevoir Angela Merkel au Fort de Brégançon le 20 août prochain
il y a 13 heures 55 min
pépites > Santé
Endiguer l'épidémie
Covid-19 : Jérôme Salomon estime que le "virus sera toujours là" à la rentrée et confirme une baisse du prix des masques
il y a 15 heures 31 min
décryptage > Santé
Nouvel espoir

Ces 40% de contaminés asymptomatiques qui pourraient être la clé contre la Covid-19

il y a 17 heures 39 min
décryptage > Société
Nihilisme sociétal

Alerte à la pseudo justice sociale : cette culture de l’excuse qui (co)produit la violence qui nous envahit

il y a 18 heures 49 min
décryptage > International
Maison Blanche

Pourquoi une élection de Joe Biden ne rétablirait pas les relations transatlantiques du monde d’avant

il y a 19 heures 42 min
pépites > France
Acted
Français tués au Niger : Jean Castex va présider une cérémonie d’hommage ce vendredi
il y a 1 jour 9 heures
pépites > International
Diplomatie
Donald Trump annonce un "accord de paix historique" entre Israël et les Emirats arabes unis
il y a 1 jour 10 heures
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "A crier dans les ruines" d'Alexandra Koszelyk, un roman féerique et gracieux sur Tchernobyl

il y a 8 heures 34 min
rendez-vous > International
Géopolitico-scanner
La haine de l'Occident : des BLM à la Turquie néo-ottomane d'Erdogan, entretien avec Pierre Rehov
il y a 10 heures 42 min
pépites > International
Vague de critiques
L'Autorité palestinienne, l’Iran et la Turquie rejettent l'accord entre Israël et les Emirats arabes unis
il y a 13 heures 10 min
light > Culture
Succès fou
Le livre de Nicolas Sarkozy, Le Temps des tempêtes, devient officiellement le best-seller de l'été 2020
il y a 14 heures 59 min
pépite vidéo > Europe
Distanciation sociale
Interdiction en Galice : la fumée de cigarette peut-elle transmettre le coronavirus ?
il y a 17 heures 13 min
décryptage > France
Ecoutons-là

"Pourquoi les Africains qui se disent victimes du racisme en France ne retournent-ils pas en Afrique ?"

il y a 18 heures 24 min
décryptage > Economie
Résilience face au climat

Canicules, inondations et tempêtes : la vulnérabilité humaine et économique diminue avec les années

il y a 19 heures 26 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "Les Jungles rouges" de Jean-Noël Orengo, les rêves suscités par l’Indochine et l’Extrême-Orient, de 1924 à 1951

il y a 1 jour 8 heures
pépite vidéo > Consommation
Parfums de l'été
Paris : Matthieu Carlin, le chef pâtissier du Crillon, propose les glaces du célèbre palace dans un food truck
il y a 1 jour 9 heures
light > France
Lieu mythique
Covid-19 : Sénéquier, le célèbre établissement de Saint-Tropez, ferme temporairement
il y a 1 jour 11 heures
© KENZO TRIBOUILLARD / AFP
© KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Débat de fond

CAC 40 et inégalités : pourquoi la question des dividendes n’est pas la bonne

Publié le 15 mai 2018
Un rapport publié lundi par l'ONG Oxfam et le Basic montre que les groupes du CAC 40 ont redistribué à leurs actionnaires les deux tiers de leurs bénéfices depuis le début de la crise, et ce, au détriment des investissements et des salariés.
Alexandre Delaigue
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alexandre Delaigue est professeur d'économie à l'université de Lille. Il est le co-auteur avec Stéphane Ménia des livres Nos phobies économiques et Sexe, drogue... et économie : pas de sujet tabou pour les économistes (parus chez Pearson). Son...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Un rapport publié lundi par l'ONG Oxfam et le Basic montre que les groupes du CAC 40 ont redistribué à leurs actionnaires les deux tiers de leurs bénéfices depuis le début de la crise, et ce, au détriment des investissements et des salariés.

Atlantico : Selon un rapport rendu public par OXFAM, les groupes du CAC 40 auraient transféré 67.5% de leurs bénéfices à leurs actionnaires depuis 2009, tandis que les salariés n'en récupèrent que 5% au titre de l'intéressement et de la participation, et que 27.5% sont disponibles pour l'investissement. Comment expliquer un tel résultat ? Derrière la condamnation morale de celui-ci, quel est le processus économique qui le rend possible ?

Alexandre Delaigue : Dans un premier temps, il faut bien noter que l'on parle ici de la répartition des bénéfices, qui sont théoriquement, de toute façon, réservés aux actionnaires. On peut se poser la question de la répartition entre dividendes et investissements, mais la partie pour les salariés est par nature relativement modérée parce qu'ils ne sont pas censés récupérés la part du capital. Cela reste un point que l'on a un peu tendance à oublier dans ce débat.

Lorsque l'on parle de la répartition entre capital et travail, on observe des tendances assez variées. Globalement, il y a une certaine stabilité de ce rapport entre capital et travail en France mais ce n'est pas du tout le cas dans d'autres pays en particulier dans le monde anglo-saxon, aux Etats-Unis par exemple ou la part du capital a tendance à augmenter. Cela est globalement révélateur du rapport de force entre salariés et actionnaires mais également de l'état de la situation macroéconomique. Quand il y a du chômage, il est extrêmement difficile pour les salariés d'obtenir des augmentations salariales, et la part qui leur revient a donc tendance à diminuer.

Le deuxième problème est cette question de la répartition du bénéfice entre d'un côté les dividendes et de l'autre côté le réinvestissement. Ici on n'est quand même sur quelque chose d'assez artificiel parce que si une entreprise touche un bénéfice, qu'elle décide de le reverser sous forme de dividendes ou qu'elle décide de le conserver dans ses comptes, quoi qu'il arrive, c'est de l'argent qui reste pour ses actionnaires. On est plus ici sur une question de la forme comptable que prend la part que vont toucher les actionnaires, des dividendes ou des augmentations de la valeur de l'action parce que l'entreprise garde l'argent pour elle. C'est donc plus une question sémantique que véritablement importante. Après il y a cette idée à gauche que le dividende serait le mal absolu alors que le réinvestissement dans l'entreprise serait très bien, mais fondamentalement, cela est la même chose. Pour les actionnaires, que leurs actions valent plus chères ou que l'on leur verse des dividendes, c'est quasiment la même chose. Enfin, un point que cette étude met en évidence, le fait que les entreprises investissent relativement peu leurs bénéfices. Plutôt que de réinvestir, elles ont beaucoup plus tendance à le reverser directement. Et là, le problème de fond n'est pas tellement de dire qu'elles versent beaucoup aux actionnaires, mais de se rendre compte qu'elles ne savent pas quoi en faire en termes d'investissements. C'est ce sous-investissement qui est un fait important.

Dans le même temps, Eurostat publiait ses statistiques relatives à l'investissement en Europe, avec un niveau inférieur en % de PIB à ce qu'il était en 2007. Quel est le lien entre faiblesse de l'investissement et transfert des bénéfices aux actionnaires. Comment expliquer que ces derniers semblent préférer une distribution plutôt que le réinvestissement ? Faut-il y voir une faible confiance dans l'avenir ?

La faible confiance dans l'avenir peut être un facteur. Plusieurs points peuvent expliquer ces sous-investissements. Un premier point est que les biens d'investissement ont tendance à voir leur valeur diminuer, les entreprises modernes sont moins intensives en capital et le facteur capital qu'elles utilisent, c’est-à-dire les technologies de l'information voient leurs prix diminuer sans arrêt. Le résultat, c'est que dès que les entreprises investissent plutôt dans du matériel ou dans des technologies de l'information, cela va se manifester par des taux d'investissement qui baissent alors que celui-ci reste important. Ensuite, le deuxième facteur, effectivement, nous sommes dans des pays qui ont tendance à vieillir, il y aura donc moins besoin d'infrastructures productives – si vous êtes en Allemagne vous constatez que la population diminue, et si vous êtes un fabriquant de réfrigérateurs, vous vous dites qu'il y aura moins d'acheteurs à l'avenir - ces perspectives démographiques dégradées peuvent expliquer aussi cela. Il y a aussi un facteur structurel qui est que l'investissement dans l'innovation ne paye pas énormément depuis un certain temps. Investir fortement dans l'avenir, pour beaucoup d'entreprises, cela n'est pas une opération très payante, c'est une opération qui consiste à inventer quelque chose et à voir quelqu'un d'autre vous imiter. Il est donc possible qu'il y ait ici une certaine réticence à l'investissement. Enfin, dans ce cas-là, on pourrait imaginer une substitution de l'investissement public à l'investissement privé mais les États en Europe n'ont pas tendance à investir et les politiques budgétaires sont plutôt austéritaires, et cette austérité touche en priorité l'investissement public.

Quelle serait la dynamique économique qui permettrait une distribution plus équilibrée, entre actionnaires et salariés, et une progression de l'investissement ?

Il y a d'abord une question du côté de la demande. Si les politiques macroéconomiques aboutissaient au plein emploi, c’est-à-dire que si on poussait véritablement dans cette direction -ce que l'on n'a pas vraiment tendance à faire, les Banques centrales sont relativement timorées de ce point de vue-là, et aux Etats-Unis nous sommes tout juste au plein emploi – on assisterait à une hausse des salaires et automatiquement cela aboutirait à une diminution de la part des profits et on pourrait alors peut-être envisager une sorte de dynamique favorable dans laquelle les entreprises seraient alors incitées à investir pour satisfaire une nouvelle demande. Cela est un peu hypothétique mais au départ le plein emploi est quelque chose de désirable pour rééquilibrer le rapport de force entre employeurs et salariés.

Ensuite, sur le second point, on peut se poser la question des facteurs liés à l'offre. Est-ce que les entreprises sont véritablement incitées à investir ? Et de ce point de vue-là, on assiste à une augmentation du pouvoir de monopole dans pas mal de secteurs. Or, dans une telle situation de monopole, une entreprise a tendance à engranger des bénéfices de plus en plus importants et à moins investir parce qu'elle en a tout simplement un peu moins besoin. Ces monopoles sont liés à la nouvelle structure des entreprises, par exemple pour des entreprises comme Google ou Facebook, qui sont en position très forte parce que la structure de ces activités génère des gros gagnants. Et dans certains secteurs, on peut noter qu'il y a moins de concurrence donc beaucoup de concentration, par exemple les secteurs pharmaceutiques et bancaires. De ce point de vue-là, on pourrait favoriser l'investissement que pourrait générer un surcroît de concurrence.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (8)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
ajm
- 21/08/2019 - 12:02
Rachat de ses propres actions.
Sur cette question des dividendes, il faut aussi pointer les différences de pratique entre le monde anglo-saxon et le reste. Aux USA en particulier, les grands groupes très rentables qui génèrent beaucoup de trésorerie préfèrent souvent racheter leurs propres actions ( cours de bourse qui monte, plus de bénéfice potentiel pour chaque action restante) plutôt que de distribuer des dividendes. L'intérêt peut être fiscal pour les actionnaires.
ajm
- 21/08/2019 - 11:56
Comptabilité.
Les grands groupes jugent parfois plus rentable et moins aléatoire de racheter d'autres entreprises ( croissance externe) plutôt que d'investir en interne ( croissance interne). On le voit bien dans la pharmacie où les grands du secteur achètent ( très chères) de petites entreprises de biotechnologie ayant déjà une plateforme de molécules ou procédés déjà bien développés . Par ailleurs, je m'interroge sur la nomenclature comptable des investissements. Les achats de logiciels ou la RD ( essentiellement des frais de personnel) sont-ils pris en compte ? Quid des différences de systèmes comptables ( US Gaap et les autres en gros) sur le traitement des " investissements" qui rendent les comparaisons parfois hasardeuses ?
OliverTw
- 15/05/2018 - 23:11
L'entrisme de Cecile Duflot se poursuit
On voit que Cecile Duflot, après avoir pris le pouvoir chez les écolos, et les avoir réduit à néant, s'emploie à utiliser Oxfam ( qui a choisi de lemployer) pour son projet gauchiste qui méprise le monde agricole.Dans 3 ans, elle aura vidé WOxfam de sa substance initiale, et s'en ira après l'avoir coulé. ...