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© JACQUES DEMARTHON / AFP
Bonnes feuilles

Paradoxe sportif : comment le football est-il devenu un spectacle... sans divertissement

Publié le 13 mai 2018
De plus en plus de football. De plus en plus, jusqu'à la nausée. De plus en plus, comme à l'infini : notre temps disponible, notre temps hors travail, hors obligation sociale, saturé, occupé par le spectacle du football. Est-il une évasion, cependant, ce spectacle ? Une escapade, comme l'est le théâtre classique ou l'opéra ? Extrait de "Peut-on encore aimer le football ?" de Robert Redeker (1/2).
Robert Redeker
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Agrégé de Philosophie, Robert Redeker est l'auteur de nombreux livres. Il collabore également à plusieurs revues et journaux. Il a publié dernièrement Le soldat impossible (Pierre-Guillaume de Roux, 2014), Bienheureuse vieillesse (Le Rocher, 2015) ,...
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De plus en plus de football. De plus en plus, jusqu'à la nausée. De plus en plus, comme à l'infini : notre temps disponible, notre temps hors travail, hors obligation sociale, saturé, occupé par le spectacle du football. Est-il une évasion, cependant, ce spectacle ? Une escapade, comme l'est le théâtre classique ou l'opéra ? Extrait de "Peut-on encore aimer le football ?" de Robert Redeker (1/2).

Attachons-nous aux significations imaginaires accolées au football. Quel message ce sport véhicule-t-il? Car, il faut s’y faire, le football n’est ni muet ni neutre. Pas plus que ne l’étaient jadis les discours de Pierre de Coubertin, auxquels les thuriféraires les plus benêts de ce sport se réfèrent encore avec déférence. Quand il s’exprime, il ne parle pas seulement de football – plus juste : quand il parle de football, il ventriloque d’autres entités, d’autres forces, d’autres énergies, souvent à son insu. Tendons l’oreille aux propos des joueurs, entraineurs, présidents de clubs, et journalistes. Tous – souvent dans la plus parfaite inconscience – diffusent des leçons conjointement économiques, politiques, et anthropologiques. Le football constitue un vivier inépuisable de métaphores visant, en dehors du domaine sportif, à automatiser les conduites humaines, à rendre les hommes plus accrocheurs, plus hargneux, plus compétitifs, moins civilisés, moins courtois, et surtout plus dociles. Infiniment plus dociles. Cette hargne n’est que la docilité à la transformation de la vie en compétition généralisée, à son devenir capitaliste dans tous ses aspects, à chacun de ses moments. Le football instaure, sur le cadavre de feu l’urbanité, le « pousse-toi de là que je m’y mette » en maxime capitale de l’existence hors des stades. Oui : le football est une double école, de la docilité et de la hargne. C’est en cherchant à convertir l’esprit en un « mental », et, plus inquiétant encore, en un « mental de gagnant », en supprimant tout ce qu’il y a d’ambigu et d’humain dans l’esprit, d’anti-performant, bref en mutant l’intelligence en un muscle tendu vers la victoire et le gain, qu’il joue son rôle de pouvoir spirituel.

Oui, écoutons-les un moment, les professionnels du football. De leur lassante logorrhée émanent les impérieux impératifs – tout aussi impérieux que les inflexibles impératifs catégoriques de Kant – qui assaillent l’existence contemporaine. Ils forment la cohorte agressive et braillarde des mots d’ordre appelés à coloniser toutes les sphères de la vie : gagner, être compétitif, toujours plus compétitif. Être efficace. Être le plus fort. Être le plus malin. Être le plus riche. Être le plus grand, le plus beau. Le devenir, si l’on ne l’est pas encore. Ils militent pour la mobilisation totale de l’existence au service de l’économie conçue comme guerre de chacun contre chacun, comme concurrence et non comme coopération. Conçue comme l’alpha et l’oméga de notre passage sur cette terre. Leurs impératifs sont ceux de la bourse, et aussi ceux que toute hiérarchie impose aux salariés dans les entreprises. Dans le management, du haut au bas de l’échelle, la métaphore sportive est très souvent invoquée pour pousser au rendement. Elle est utilisée pour dompter, dresser, humilier. Harceler – fouetter moralement. Le chef de rayon d’un supermarché sermonne ses troupes en se référant au football, les enjoignant de devenir des champions dans leur domaine, de se dépasser, d’outrepasser leurs limites, de les oublier, d’oublier de vivre, afin d’enrichir les lointains actionnaires. Il les motive à la façon d’un coach dans les vestiaires. En hurlant, en aboyant. En exerçant des pressions psychologiques, en humiliant. Il change leur intelligence, qu’il essaie de détruire par cet incessant harcèlement, en un mental de gagnant. Il articule son propos au culte agressif de la performance, et au fanatisme ravageur de l’évaluation. À l’intolérance décivilisatrice de la performance.

Le football n’est pas un divertissement extérieur au travail, à la grisaille de la vie quotidienne, à son ciel bas et lourd. Il est au contraire la figuration de son essence libérale du travail. La figuration sur écran plat et géant, des places des grandes villes jusqu’à l’intimité de nos appartements – le football est partout et nous regarde, surveille si nous sommes conformes. Il est le véritable Big Brother. Il est l’épiphanie de cette essence, son animation en continu pour les foules. Il ne nous permet pas de nous évader – de nous divertir – puisqu’il appartient au même univers épistémologique que le travail. Puisqu’il parle la même langue que lui. La langue du football est bien celle du « nouveau pouvoir » repéré par Régis Debray, qui cherche à déclasser les formes éprouvées de l’organisation collective, planétaire. C’est la même langue que la langue de l’ubérisation. Une éclatante contradiction chemine avec cette soumission du football au « nouveau pouvoir » : dans ses origines le football était populaire, ses racines poussent loin dans le sol réel de la vie des petites gens, en revanche le spectacle contemporain du football est une propagande permanente pour les nouvelles élites, le nouveau despotisme, le « monstre doux » qui nous a pris dans ses griffes, qui a détourné l’aspect populaire du football pour servir ses intérêts.

Le football a contaminé le temps libre, ce loisir, au moyen des impératifs issus du monde du travail, de la productivité intensive. Il exporte dans le loisir les mots d’ordre de a compétitivité, de la performance, du rendement, de la réussite, du chiffre, du classement, des affaires. Il inocule au temps libre des valeurs – ou anti-valeurs – qui tendent à le banaliser, à le priver de sa singularité. Par ce biais, il maçonne la continuité entre le travail et le loisir, favorisant la colonisation du loisir par l’idéologie du travail. Il étouffe le loisir sous le travail, tout en se donnant pour divertissant. Il le supprime. Entendons bien : le football est la suppression du loisir, du temps libre, en transformant ce temps en un clone du temps de travail. Dans ces deux temps, travail et loisir, résonnent, pour le plus grand malheur de l’être humain contemporain, les mêmes discours; dans ces deux périodes du quotidien, s’exhibent les mêmes valeurs.

Les valeurs promues par les gens du football rejoignent celles de la mainmise de l’économie sur l’ensemble des autres activités humaines. Ce sont les valeurs de la soumission généralisée à l’économie, de la dévoration de la vie par l’économie – de l’économie ogre. Derrière les discours des acteurs du football, un œil inquisiteur aperçoit, en filigrane et comme écrit à l’encre invisible, une autre constellation d’énoncés, qui pourrait se résumer à ce commandement : l’économie doit tout soumettre à son empire, ses valeurs sont commises à manifester leur impérialisme sur toutes les autres valeurs. C’est l’univers du mot d’ordre au sens où Gilles Deleuze et Félix Guattari l’entendent : ce « langage n’est même pas fait pour être cru, mais pour obéir et faire obéir ». Et nos duettistes – Deleuze et Guattari comme en un Trophée Baracchi – de préciser très finement : « Les mots d’ordre ne renvoient donc pas seulement à des commandements, mais à tous les actes qui sont liés à des énoncés par une obligation sociale ». Toute la langue du football se structure en mots d’ordre dont l’efficacité porte bien au-delà de ce sport. Sous couvert de football elle donne des ordres à la vie extra-footballistique, informe, donne forme à nombre « d’obligations sociales ». Ce sont ces « obligations sociales » que chacun entend à travers le football. Bref, le monde du football profère de la philosophie politique non maîtrisée, à l’état sauvage, autrement dit de l’idéologie. L’idéologie est l’imitation, grotesque, qui se prend au sérieux tout en feignant de parler d’autre chose que de ce dont elle parle effectivement, de l’idée. Ainsi, happé par l’idéologie, le monde du football parle d’économie et de politique, d’anthropologie et de philosophie, au moment même où il croit ne parler que de son sport.

La conclusion s’impose. Le football n’est pas un divertissement – un spectacle destiné à éloigner et à détourner. Pascal, en plein xviie siècle, nous le rappelle : nous nous livrons au divertissement pour nous détourner de nous-mêmes, oublier ce que nous sommes. Ce roi sans divertissement est le miroir de tout homme : « Quelque condition qu’on se figure, si l’on assemble tous les biens qui peuvent nous appartenir, la royauté est le plus beau poste du monde.

Extrait de "Peut-on encore aimer le football ?" de Robert Redeker 

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"Peut-on encore aimer le football ?" de Robert Redeker

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thierry_st_malo
- 12/05/2018 - 12:27
Et alors ?
Il suffit de ne pas regarder.