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© ALAIN JOCARD / AFP
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Muriel Pénicaud à l’assaut de l’apprentissage et de la formation professionnelle : attention au redoutable effet “file d’attente” qui pèse sur les résultats des réformes

Publié le 07 novembre 2017
Si la réforme de Muriel Pénicaud vise à réduire l'effet "file d'attente" que connaissent les chômeurs, le mal pourrait être contagieux. Surtout si les entreprises ne sont pas mise dans la dynamique initiée par la ministre du Travail.
Gilles Saint-Paul
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Gilles Saint- Paul est un économiste spécialiste du marché du travail.
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Si la réforme de Muriel Pénicaud vise à réduire l'effet "file d'attente" que connaissent les chômeurs, le mal pourrait être contagieux. Surtout si les entreprises ne sont pas mise dans la dynamique initiée par la ministre du Travail.

Atlantico : Dans une interview donnée au JDD ce dimanche 5 novembre, la ministre du Travail Muriel Pénicaud donnait le coup d'envoi des négociations sur les questions de l'apprentissage et de la formation, appelant en l'espèce à une "révolution copernicienne". Si les questions relatives à meilleure prise en charge des apprentissages et formations suscitent peu ou pas d'opposition dans le débat, peut-on réellement attendre des effets importants de telles réformes sur le chômage et l'économie du pays ? 

Gilles Saint Paul : Je pense que l’idée de cette réforme est de sortir du système universitaire des jeunes qui n’y sont pas adaptés, et en sorte sans diplôme ou avec des formations non valorisées par le marché, et de leur proposer une formation professionnalisante qui améliorerait leurs perspectives sur le marché du travail. Il s’agit de s’inspirer du modèle allemand, un pays où le chômage des jeunes est de 6 % alors qu’en France il s’élève à 22 %. Or l’apprentissage est au cœur du système allemand, il concerne 60% des jeunes. Un des points positifs de cette méthode est le rôle important joué par les entreprises dans la formation. Cela garantit que celle-ci donne aux jeunes les qualifications que valorise leur employeur. Le succès ou l’échec de la réforme, en France, dépendra de cet aspect. Si un authentique système d’apprentissage est promu, alors on peut espérer des effets substantiels sur le chômage des jeunes. S’il s’agit de mettre en place une nouvelle bureaucratie avec des formations déconnectées des besoins du marché, les effets seront nuls/ 

Comment expliquer le phénomène de la "file d'attente" que connaissent les chômeurs ? En quoi une formation peut-il améliorer la position d'un chômeur dans cette file d'attente, et ce, sans que celui-ci ne puisse être une garantie de retrouver un emploi ? *

L’idée est que des mesures ciblées sur certaines catégories de travailleurs opèrent au détriment d’autres catégories. Offrir une formation à un chômeur peut le rendre plus intéressant pour les employeurs, mais si ceux-ci lui offrent un emploi qu’ils auraient créé de toutes façons en l’absence de la mesure considérée, alors cela signifie simplement qu’ils le préfèrent à un autre : en d’autres termes, le travailleur formé est passé devant un autre dans la file d’attente pour obtenir un emploi. Dans un tel cas de figure, le nombre d’emplois créés par la politique en question est bien plus faible que le suggère l’effet estimé sur l’employabilité des bénéficiaires. 

Certaines études semblent montrer que les effets de file d’attente sont importants, et cela est sans doute dû au fait qu’à court terme, le nombre d’emplois créés est peu réactif à de telles mesures. Il n’en reste pas moins qu’à long terme, une hausse du niveau de qualification de la main d’œuvre réduit sans doute le chômage de façon appréciable. On sait que le taux de chômage structurel des travailleurs qualifiés est beaucoup plus faible, en partie parce que leur embauche est moins pénalisée par des rigidités telles que le SMIC. 

Les économistes semblent s'accorder sur les bienfaits de la formation sur le niveau de productivité. S'agit il là du principal effet "bénéfique" de telles réformes sur la croissance ? 

Ce sont certainement là les principaux effets bénéfiques, mais ces effets ont des conséquences importantes. Que ces travailleurs soient plus productifs, cela signifie aussi qu’ils est plus probable qu’il soit rentable de les embaucher au SMIC ou au-dessus – les effets sur l’emploi sont donc également potentiellement importants. Cela signifie également qu’ils sont mieux armés face à la globalisation et à la concurrence des pays à bas salaires. 

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Commentaires (2)
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gilbert perrin
- 08/11/2017 - 07:39
la formation professionnelle doit être l'affaire des entreprises
il faut un laboratoire nationale de suivi de l'emploi et le chomage ... conduit par la société civile et les professionnels : la charge accordée à l'éducation nationale et aux syndicats est une hérésie : çà leur permet de se faire du fric sur le dos des chomeurs ?????
vangog
- 07/11/2017 - 12:29
Avant Lang-de-pute, Chatel et la Maghrébine...
existait une formation professionnelle (pourquoi cette novlangue débile: « professionnalisante »?) qui fonctionnait bien et permettait aux jeunes peu aptes à poursuivre des études intellectuelles, à choisir des métiers manuels. À l’epoque de Mitterrand-l’hypocrite, on aurait pu améliorer cette formation professionnelle pour atteindre le niveau de formation de l’Allemagne. Mais les gauchistes ont fait le choix inversé: torpiller la formation professionnelle pour amener « toute une classe d’age Au chômage de masse »...tel était le choix de Lang-de-pute et des suivants...aujourd’hui, ceux qui ont soutenu ces réformes débiles veulent revenir sur leurs erreurs...il n’est pas certain que ceux qui ont failli soient les plus inspirés pour conduire de vraies réformes. Le Front National possédait cette réforme de la formation professionnelle dans le programme présidentiel de MLP. Il eut été plus intelligent de choisir la nouveauté plutôt que le recyclage des anciens socialistes déboussolés...