En direct
Best of
Best of du 9 au 15 janvier
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Politique
« Cher Tayyip »
Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'écrivent pour apaiser les tensions
il y a 2 jours 11 heures
pépites > Justice
Révélations de Mediapart
Justice : enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy pour « trafic d’influence » dans le cadre d’activités de conseil pour le groupe russe Reso-Garantia
il y a 2 jours 15 heures
pépites > Politique
Jupiter
Nouvelle colère d'Emmanuel Macron, cette fois contre certains ministres
il y a 2 jours 16 heures
décryptage > International
Démocratie américaine en danger

Assaut sur le Capitole : autopsie de trois jours de folies américaines

il y a 2 jours 17 heures
pépite vidéo > Santé
Eviter la pénurie
Le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, alerte sur la question de l'approvisionnement des vaccins pour l'hiver prochain
il y a 2 jours 17 heures
décryptage > International
Université de Bogazici

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

il y a 2 jours 18 heures
pépites > Santé
Coronavirus
Bruno Le Maire et Gabriel Attal indiquent qu'un confinement est toujours possible
il y a 2 jours 18 heures
décryptage > Santé
Espoir

Une étude démontre que les crises cardiaques pourraient être détectées des années à l’avance en surveillant le niveau de calcium dans les artères

il y a 2 jours 19 heures
décryptage > Environnement
instrumentalisation judiciaire

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

il y a 2 jours 20 heures
décryptage > Santé
Urgence sanitaire

Face à la Covid-19, finissons-en avec l’amateurisme public ! Le diagnostic implacable de fonctionnaires de la santé

il y a 2 jours 20 heures
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les billes précisent le moment et quand les disques détournent les heures : c’est l’actualité hivernale des montres
il y a 2 jours 14 heures
pépites > Santé
Pénurie
Le maire de Neuilly-sur-Seine déplore que les quantités de vaccins annoncées ne soient pas au rendez-vous
il y a 2 jours 16 heures
pépites > Santé
Coronavirus
La présence du virus dans les eaux usées de l'Ile-de-France en forte augmentation
il y a 2 jours 16 heures
pépites > Santé
Bug
Après avoir été volontairement fermé hier le site Santé.fr de rendez-vous pour les vaccinations est ouvert en version simplifiée aujourd'hui
il y a 2 jours 17 heures
décryptage > France
Couvre-feu à 18h

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

il y a 2 jours 18 heures
décryptage > International
Guerre de l'information

A propos d’infox : la tentation de Joe Biden de suivre la politique des néoconservateurs

il y a 2 jours 18 heures
décryptage > Santé
Mesures efficaces contre le virus

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

il y a 2 jours 19 heures
décryptage > Economie
Impact économique de la pandémie

Records à l’export : la Chine est-elle en train de gagner une bataille... ou la guerre des puissances commerciales ?

il y a 2 jours 19 heures
décryptage > France
"Je ne livre pas les Juifs"

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

il y a 2 jours 20 heures
pépites > Politique
Voile
Aurore Bergé dépose un amendement interdisant le port du voile aux petites filles
il y a 2 jours 20 heures
Atlanti-culture

"Dans ce jardin qu’on aimait" : comment peut-on parler aussi bien d'amour ?

Publié le 25 août 2017
Vous n'avez peut-être jamais entendu son nom. Pourtant, Pascal Quignard, d'une discrétion absolue, est sans doute l'un des cinq à dix meilleurs écrivains français vivants. Lisez "Dans ce jardin qu'on aimait", vous comprendrez pourquoi et vous partirez à la recherche de ses livres précédents.
Serge Bressan pour Culture-Tops
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Serge Bressan est chroniqueur pour Culture-Tops.Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Vous n'avez peut-être jamais entendu son nom. Pourtant, Pascal Quignard, d'une discrétion absolue, est sans doute l'un des cinq à dix meilleurs écrivains français vivants. Lisez "Dans ce jardin qu'on aimait", vous comprendrez pourquoi et vous partirez à la recherche de ses livres précédents.
LIVRE
 
« Dans ce jardin qu’on aimait »
de Pascal Quignard
Ed. Grasset
176 pages
17,50 €.
 
 
 
RECOMMANDATION : EN PRIORITE 
             
 
THEME
 
 
Avec l’écriture ou le jardinage, Pascal Quignard cultive une autre de ses passions : la musique. Et c’est ainsi qu’il a décidé d’évoquer le destin étonnant du révérend pasteur Simeon Pease Cheney, auteur d’un unique livre : « Wood Notes Wild, Notations of Bird Music » (Boston, 1892). Simeon Pease Cheney a vécu à Geneseo, à proximité du port de New York, à la même époque que les sœurs Brontë et l’invention du saxophone. 
Cheney était révérend mais aussi compositeur et ornithologue. Les membres de la paroisse lui reprochaient souvent de se consacrer plus à la nature et aux oiseaux qu’à Dieu. Mais voilà, Cheney a passé sa vie à noter le chant des oiseaux, celui de l’eau qui coule dans l’arrosoir ou encore le son particulier que faisait le portemanteau du corridor quand le vent s’engouffrait dans les trench-coats et les pèlerines l’hiver… 
Sa femme qu’il aimait, qu’il chérissait, est morte à 24 ans en donnant naissance à leur enfant. Le révérend ne s’en remettra jamais, passera du temps encore et encore dans ce jardin que sa femme Eva entretenait avec bonheur, dans ce jardin qu’on aimait. 
Son cahier de notes dans lequel il consignait sa traduction des chants de la nature, Cheney ne réussira jamais à le faire publier. Son fils (dans la vraie vie), sa fille Rosemund (dans le livre de Pascal Quignard) l’éditera à compte d’auteur après sa mort. Et quelques années plus tard, ce livre éblouira le compositeur Anton Dvorák et lui inspirera, en 1893, le « Quatuor à cordes n° 12 ».
 
POINTS FORTS
 
-Le texte indispensable de la musique originelle et de l’amour éternel.
-Le charme fou et enveloppant de ce style irrésistible d’un grand maître d’écriture.
-L’immense culture de l’auteur, Pascal Quignard, qui jamais ne l’étale comme le ferait un « faiseur » romanesque.
-La délicatesse feutrée d’un texte follement protéiforme.
-Avec l’application d’un moine copiste, Pascal Quignard a écrit, une nouvelle fois, un texte de haute volée. « Dans ce jardin qu’on aimait » tient de la fiction, du roman, de la poésie, du théâtre; et même de ce théâtre nô que l’auteur apprécie tant. Du roman d’amour, aussi, comme il le confie : « J’ai été ensorcelé par cet étrange presbytère tout à coup devenu sonore, et je me suis mis à être heureux dans ce jardin obsédé par l’amour que cet homme portait à sa femme disparue ».
 
POINTS FAIBLES
Il serait malintentionné et malhonnête de chercher le moindre point faible dans ce jardin…
 
EN DEUX MOTS
 
          Avec une écriture d’une simplicité étincelante et une construction d’une évidence poétique, Pascal Quignard a dit en mots la musique originelle et l’amour éternel. A coup sûr, un des grands et indispensables livres de l’année, voire de la décennie…
 
UN EXTRAIT
 
ou plutôt deux:
- « Ce révérend pour lequel me portait une sorte de vénération en raison de son attachement extraordinaire aux oiseaux. Pour la beauté de la nature, cet homme d’Eglise avait délaissé Dieu. Il avait répondu à l’appel des chants de la forêt et des vagues des onze lacs glaciaires qui entouraient sa maison et qui formaient comme deux mains étranges ».
 
 - « C’est vrai, je suis souvent absent à ce que tu vis. Je vais même te dire, mon enfant, tu es mon enfant mais cela ne m’intéresse pas. Ta vie n’est pas ma vie. C’est elle, ma vie ! Je l’aime. Je ne veux pas rater son souvenir. Je suis sous son regard.
Je ne veux pas laisser mourir sa mort.
Elle était si joyeuse, si déterminée, si indépendante, si puissante.
Si longue, si élancée, si belle !
Je la protège peut-être, tu sais. Je la soutiens.
Tu sais, je pense que je la fais vivre plus longtemps que sa vie ! »
 
L'AUTEUR
 
Né le 23 avril 1948 à Verneuil-sur-Avre (Eure), Pascal Quignard glisse régulièrement, depuis bientôt cinquante ans, un livre dans les rayons des librairies. Tantôt roman, tantôt essai, voire recueil de poésie, contes, nouvelles… En 1991, il connait le succès quand son roman, « Tous les matins du monde », est adapté au cinéma par Alain Corneau. En 2000, il reçoit le Grand Prix du roman de l’Académie française pour « Terrasse à Rome » et en 2002, le prix Goncourt pour « Les Ombres errantes », tome 1 de « Dernier Royaume ». 
A 69 ans, Pascal Quignard est toujours là, publie ce superbe « Dans ce jardin qu’on aimait » et cultive toujours l’art de la discrétion… et l’excellence littéraire.
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires