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L'incroyable histoire de l'adolescent dont la révolte a déclenché la guerre civile syrienne et ses centaines de milliers de morts

Publié le 06 mars 2017
Une nuit de mars 2011, des graffitis anti-Assad apparurent sur les murs de la ville syrienne de Deraa. L'arrestation des responsables - un groupe d'adolescents - mit des milliers de personnes dans les rues. Et les forces de l'ordre tirèrent sur la foule.
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Une nuit de mars 2011, des graffitis anti-Assad apparurent sur les murs de la ville syrienne de Deraa. L'arrestation des responsables - un groupe d'adolescents - mit des milliers de personnes dans les rues. Et les forces de l'ordre tirèrent sur la foule.

6 Mars 2011. Sur un mur d'une école de Deraa, grosse bourgade agricole de Syrie, un graffiti est tagué à la peinture rouge : "Jay alek el ddor ya doctor." ("Ton tour arrive, docteur"). Il est apparu quelques jours après la chute du raïs égyptien Hosni Moubarak, qui suivait celle du Tunisien Zine El-Abidine Ben Ali et était destiné à Bachar Al-Assad, un ophtalmologue de formation. Le message est limpide.

Le groupe de recherche CF2R, dans un rapport, raconte la suite de l'histoire : les enfants "sont aussitôt arrêtés, puis torturés (ongles arrachés, etc.). Trois d’entre eux sont tués. Lorsque les parents sont venus réclamer leur libération, le gouverneur leur dit : "Vous n’avez qu’à en faire d’autres. Et si vous n’en êtes pas capables, amenez-nous vos femmes, nous allons le faire nous-mêmes." Humiliés publiquement, les parents saisissent les chefs de tribu qui organisent des manifestations devant le gouvernorat."

Les manifestations se multiplient. Le 18, une unité antiterroriste fait feu sur la foule, faisant deux morts : Hossam Ayash et Mahmoud Jawabreh. L'engrenage est enclenché.

Un graffiti similaire à celui peint sur l'école.

"On n'imaginait évidemment pas déclencher une révolution. C'était un truc spontané, comme un jeu, on voulait juste se moquer de Bachar", témoignait en 2013, dans Le Monde, Mohamed, qui faisait partie de l'équipée nocturne et qui a été arrêté, avec d'autres adolescents de la ville. "Ils nous fouettaient les pieds avec des câbles électriques, raconte Mohamed. Certains de mes amis sont revenus d'interrogatoire avec les doigts en sang, après qu'on leur eut arraché les ongles. Ils voulaient à tout prix nous faire dire qu'il y avait quelqu'un derrière nous, que nous avions été manipulés par un agent étranger."

Réfugié à Amman, un adolescent anonyme, "cousin" de celui ayant tagué le graffiti, racontait la même histoire au New York Times. Sans regrets : "Pourquoi j'en aurais ? C'était une bonne chose. Nous avons découvert qui Assad était vraiment". Torturé dans les geôles du régime, il avait avoué avoir écrit le fameux slogan, bien qu'il soit analphabète. Il finit par être libéré et s'enfuit en Syrie. Début 2013, il expliquait au New York Times, que son "cousin" responsable du graffiti avait réussi à éviter l'arrestation, puis avait rejoint les rebelles avant de se faire tuer.

A qui appartenait la main qui tenait la bombe de peinture rouge ? Difficile de le savoir, dans le chaos de la guerre. Vice a aussi interrogé un ami du commando adolescent. Lui-même, Omar, n'a découvert l'existence de ce graffiti que le lendemain matin. Il se souvient de l'angoisse, alors que ses amis étaient torturés. Il fut l'un des premiers à manifester. "Je pensais que les gens du quartier seraient contre nous, et penseraient que nous étions des gamins stupides. Mais finalement, ces graffitis ont été perçus comme quelque chose de courageux et héroïque", raconte-t-il.

La manifestation du 18 mars 2011 :

Mouawiya Syasneh, 14 ans à l'époque, faisait aussi partie de ce groupe d'amis. La chaîne Al Jazeera l'a retrouvé et lui a consacré un documentaire d'une cinquantaine de minutes, sous le titre The Boy Who Started The Syrian War (Le garçon qui a déclenché la guerre en Syrie). Aujourd'hui adulte, il combat dans l'Armée syrienne libre contre le gouvernement, mais l'admet : s'il avait su que sa blague potache allait être l'étincelle qui conduirait à la guerre civile, il n'y aurait jamais participé. Un demi-million de morts plus tard, il a perdu des amis, des proches, son père. Et le pays de son enfance.

Ce documentaire a été réalisé par Jamie Doran – récompensé  en 2013 par deux Emmy Awards pour ses documentaires Opium Bride et Battle for Syria – après qu'il a réalisé que le monde ne connaissait pas l'histoire de Deraa, berceau de la guerre en Syrie. Interdit de se rendre à Deraa – selon lui, les services secrets britanniques auraient demandé aux autorités jordaniennes de ne pas l'autoriser à entrer dans la ville – il explique qu'il a commencé par demander à son contact sur place s'il connaissait un des artisans de la révolte. "Hum, peut-être le gamin qui a peint le graffiti anti-Assad, qui a marqué le début de la guerre".

"Pensez-y. Ce n'était pas l'Etat islamique, ou le front Al-Nosra, ou un groupe terroriste. C'était un acte de défiance, un moment de rébellion juvénile, disons, qui a mené à une révolte dans laquelle plus d'un demi-million de personnes sont mortes, et un pays a été déchiré", témoigne le réalisateur.

 

Contrairement au réalisateur, le jeune homme n'assure pas être celui qui a peint ce fameux slogan. Mais quelle importance aujourd'hui ? Il faisait partie du groupe d'adolescents coupable d'avoir voulu défier le régime. "Si nous avions su ce qui allait se passer, nous n'aurions jamais écrit cela", dit-il dans le documentaire.

"Nous avons vu ce qui se passait en Egypte et en Tunisie. Alors on s'est réunis, avons pris de la peinture et tagué les murs. Nous avons écrit sur le mur de l'école "Ton tour arrive, docteur". Quelques jours plus tard, la police a arrêté les jeunes du quartier".

Mouawiya fut embarqué à quatre heures du matin et détenu pendant 45 jours. "Le pire était la torture à l'électricité. Ils me mettaient sous une douche, et faisaient passer du courant dans l'eau et sur mon dos."

"Quand j'ai été libéré, j'ai été surpris par toutes les manifestations, témoigne-t-il. C'était le chaos. Nous les avons rejointes. Nous étions heureux. Je suppose que nous avions l'impression que tout ce soutien nous était destiné. Que tous ces gens étaient dans la rue pour nous. Nous ne savions pas que la répression allait arriver".

Mouawiya rêvait d'aller à l'université pour faire des études de commerce et d'économie. Ses rêves furent brisés lorsque son père péri dans un bombardement, en 2013, plongeant sa famille dans la pauvreté. Il ne restait qu'une option : "prendre les armes et me battre. C'était un tournant de ma vie. Je voulais me battre pour l'Armée syrienne libre."

"Je ne m'attendais pas à tout cela, déclare-t-il aujourd'hui. Personne ne s'attendait à ce qui allait arriver aux civils. Nous ne nous attendions pas à ces destructions. Plus tard, nous avons commencé à penser que nous avions merdé, et fait une grosse erreur".

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