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© Editor B
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THE DAILY BEAST

La course pour retrouver les trésors perdus de Libye

Publié le 04 novembre 2016
Avec Tom Sykes
Le chaos au Moyen-Orient transforme le ruisseau du trafic d’objets d’art en un véritable torrent sur le marché mondial de l’art.
Tom Sykes
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Tom Sykes est écrivain et journaliste, auteur du blog "The Royalist" pour The Daily Beast. Il a collaboré à de nombreuses publications, et a fait un passage au New York Post comme reporter nighlife et éditorialiste people. Il a écrit plusieurs livres,...
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Le chaos au Moyen-Orient transforme le ruisseau du trafic d’objets d’art en un véritable torrent sur le marché mondial de l’art.
Avec Tom Sykes

Tom Sykes. The Daily Beast

Lorsque l’historien, archéologue et chercheur français Morgan Belzic, de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à Paris, a commencé sa thèse sur un sujet un peu ésotérique, à savoir les sculptures funéraires en Cyrénaïque, il ne se doutait pas qu’il allait devenir détective. Les études de Morgan Ronan Belzic l’ont conduit sur une piste obscure de trafics internationaux d’objets d’arts. La piste part des villes riches en pétrole mais ensanglantées de Libye via des intermédiaires douteux, y compris des gangsters opportunistes, des djihadistes entrepreneurs et des pilleurs de tombes freelance, jusqu’aux galeries d’art luxueuses de Paris et New York.

Avec ses deux gouvernements rivaux et de nombreuses milices armées, la Libye a passé la majeure partie des cinq dernières années dans un état de chaos total – depuis la chute de Kadhafi, renversé par des rebelles soutenus par l’Occident –. Une franchise locale de Daech contrôle même une bande de territoire de 180 kilomètres et des quartiers de Benghazi.

Cependant, c’est la ville de Shahat, à 200 kilomètres de Benghazi par l’autoroute qui longe la côte, qui nous intéresse aujourd’hui. Cette ville fut l’une des premières à tomber aux mains des rebelles durant la guerre civile. Elle attire aujourd’hui toute l’attention et les enquêtes de Ronan Belzic. Shahat est située sur le site de l’ancienne Cyrénaïque, qui serait la première colonie grecque en Afrique et l’une des cités les plus puissantes de l’Antiquité. Cyrénaïque est le plus grand cimetière ou ''nécropole" en-dehors de la Grèce. "Les nécropoles sont les cités des morts", explique Ronan Belzic. "Et rarement un cimetière avait été aussi bien nommé que la Nécropole de Cyrène, la métropole de cette région".

Durant un millier d’années, les Grecs ont enterré leurs morts ici et c’est devenu "la grande nécropole de cette région. Les cimetières étaient plus grands que les centres urbains. Il y avait un nombre incroyable de tombes avec des rues, des escaliers et des façades". Il y a toujours eu un flux faible mais continu d’objets d’art de provenance douteuse de Cyrénaïque et des environs. Ce site est un patrimoine mondial de l’humanité d’après l’Unesco et il était souvent décoré du silphion, une plante ancienne désormais disparue.

Le gouvernement de Khadafi infligeait des sanctions exemplaires aux pilleurs. Voler de telles œuvres était donc très risqué pour les Libyens. Plus maintenant, d’après ce que Ronan Belzic a découvert durant ses recherches sur les divinités funéraires de Cyrénaïque. Le pillage a désormais atteint une dimension industrielle, avec des dizaines de reliques antiques offertes à la vente sur Internet. Lors d’un évènement à l’Académie Britannique à Londres en mars dernier, Ronan Belzic a présenté des photos de 40 sculptures funéraires de Cyrénaïque dont il a affirmé qu’elles avaient été volées dans la nécropole et vendues. Le nombre était choquant : "nous n’avions connaissance que de moins de 300 en tout auparavant", dit-il. Ronan Belzic a également retrouvé 100 pièces en marbre proposées à la vente et dont il pense qu’elles viennent de la nécropole. "Certaines se vendent à 4000 dollars, d’autres à 400 000. Cela dépend de leur taille et de l’endroit où elles sont vendues", dit-il.

New York est le marché le plus lucratif et c’est là-bas que l'on trouve les pièces les plus chères. Afin d’attirer l’attention sur le pillage des objets d’arts libyens, Ronan Belzic travaille désormais avec une équipe d’experts internationaux, telle que celle du Conseil Internationaux des Musées (ICOM), qui a rédigé une "liste rouge" recensant le genre d’articles dont les vendeurs et acheteurs devraient se méfier, en particulier les sculptures funéraires et les bustes.

Il y a des signes encourageants. Un buste funéraire cyrénaïque de la déesse grecque Perséphone, évalué à 2 millions de livres, a été saisi par les autorités britanniques en 2013 et confié au British Museum, où il se trouve en ce moment en attendant une décision de justice. Des traces de pioche sur le buste montre la façon très grossière avec laquelle travaillent les pilleurs. Un faisceau d’indices a mené à Hassan Fazeli, un homme d’affaire de Dubaï, accusé par des juges de New York l’année dernière de faire rentrer illégalement des antiquités égyptiennes aux Etats-Unis. Ronan Belzic pense qu’il y a "au moins 90 dossiers à traiter", mais ajoute que beaucoup de pièces "attendent discrètement en Suisse (ou d’autres endroits calmes) la bonne occasion pour apparaître dans 5 ou 10 ans, lorsque l’attention sera retombée". "Les marchands font ce qu’ils veulent car les lois les protègent. Afin de prouver qu’une pièce a été illégalement importée ou exportée, il faut prouver qu'elle se trouvait en Libye avant la convention de 1970. Mais elles proviennent de fouilles illégales, il n’y a donc aucune possibilité de prouver cela, parce que, par définition, elles ne sont pas recensées. C’est le cas pour tous les objets archéologiques dans le monde".

Lors d’une visite au Royaume-Uni en septembre, l’archéologue en chef de la Libye, Ramadan Shebani, ancien conservateur du musée d’archéologie du Château Rouge à Tripoli, a déclaré à la revue Art Newspaper  : "Le problème, c'est que les gens y vont et font des fouilles au hasard, en espérant trouver des choses. C’est impossible de surveiller cela, parce que les gens creusent sous leurs maisons dans le désert". Une autre archéologue experte et auteur de plusieurs livres sur la Cyrénaïque, Olivia Menozzi, a déclaré au Daily Beast que bien que les gangs en relation avec Daech et Al Qaida soient responsables d’une grande partie des pillages, les constructions sauvages de bâtiments dans les alentours de la nécropole en sont aussi une cause. "Une gigantesque quantité de sculptures a été trouvée durant des travaux de construction puis directement négociée au marché noir par le propriétaire du terrain ou de l’immeuble, ou des travailleurs sur le chantier, le tout passant par l’Egypte", dit-elle. "Lorsque l’on regarde les deux dernières années, on peut estimer qu’au moins 200 sculptures ont été mises en vente sur le marché".

Pour Ronan Belzic, stopper les pilleurs est devenu presque une affaire personnelle. "Les sculptures funéraires sont la dernière trace d’une personne qui a vécu il y a des siècles. Chacune est une pièce d’un grand puzzle qui permet de comprendre la création d'une conception de la mort et de la vie durant l’Antiquité grecque et latine dont les civilisation orientales et occidentales sont les héritières", dit-il. "La Cyrénaïque était une région multiculturelle, où cohabitaient des Grecs, des Libyens, des Phéniciens, des Egyptiens et des Italiens : ils ont construit une société multiculturelle qui peut permettre de comprendre la nôtre. Chaque sculpture pillée est une perte terrible car elle perd immédiatement son contexte et ses significations. C’est comme une seconde mort pour ces anciens. Les pilleurs ne se soucient pas de cela, et les acheteurs veulent seulement avoir un bel objet de décoration. Un millier d’années d’histoire est en train d’être détruit et mis en ruines en étant posé juste à côté du sofa".

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