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Attention aux faux espoirs sur le "printemps arabe" syrien !

Publié le 09 février 2012
Après le veto de la Chine et de la Russie, la communauté internationale peine à faire partir l'actuel président Bachar El Assad, alors que le pays sombre dans une guerre de religions qui augure mal d'un éventuel équilibre démocratique à venir.
Ardavan Amir-Aslani
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Ardavan Amir-Aslani est avocat et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient. Il tient par ailleurs un blog www.amir-aslani.com, et alimente régulièrement son compte Twitter: @a_amir_aslani.
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Après le veto de la Chine et de la Russie, la communauté internationale peine à faire partir l'actuel président Bachar El Assad, alors que le pays sombre dans une guerre de religions qui augure mal d'un éventuel équilibre démocratique à venir.

Le bilan de ce « printemps » arabe s’éclaircit ou plutôt s’assombrit chaque jour davantage. Les frères musulmans et le parti Salafiste Al-Nour représentent les trois quarts des sièges à l’assemblée égyptienne ; l’Enahda au pouvoir en Tunisie œuvre à l’islamisation accrue de la vie sociale, au Maroc il en va de même, la seule différence étant la nature inféodée au pouvoir des islamistes élus, en Libye, la confrérie Senoussi de Bengazi s’est déjà illustrée avec une panoplie de textes législatifs dont la légalisation de la polygamie.

Sur le plan de la stabilité politique, le bilan est encore plus accablant :

  • En Egypte, la place Tahrir ne désemplie pas et chaque jour voit le bilan en vies humaines s’alourdir. Le pays est divisé et la police est toujours aussi détestée telle que démontrée par les récents affrontements sanglants du stade de Port Saïd. Les chrétiens coptes rasent les murs et comptent leurs morts d’Alexandrie. L’ambassade d’Israël calcinée n’est pas prête de rouvrir ses portes.
  • En Libye, le bruit des tirs des bandes armées qui refusent de rendre leurs fusils secouent les nuits de Tripoli entraînant son lot de démissions qui se suivent au sein du CNT.
  • Les Talibans afghans ont ouvert un bureau de représentation au Qatar afin de négocier leur retour au pouvoir en 2013 avec le retrait des Américains. Ironie de l’histoire car la présence décennale occidentale à Kaboul visait justement à les écarter du pouvoir.

 

Et voilà que l’on veut remettre ça en Syrie...

Évidemment, nul ne peut faire l’apologie du régime Assad. Personne ne peut contester sa dimension totalitaire ni sa dimension intrinsèquement dictatoriale. Plus de 5000 morts jonchent les rues de Hama ou de Homs témoignant, si besoin était, de la brutalité de ce pouvoir.

Mais ce pouvoir est-il réellement aussi isolé que la chaîne qatari Al-Jazeera aimerait nous le faire croire ?

Les aspirations démocratiques du peuple syrien sont-elles l’unique paramètre de lecture de la crise dans ce pays ? Ne sommes-nous pas en fait face à une véritable guerre de religion avec les minorités d’un côté et les sunnites des frères musulmans de l’autre ? Rappelons-nous les dires de l’Archevêque d’Alep, il y a trois semaines, dans les colonnes d’un grand quotidien parisien. Ce dernier rappelait que le « régime [d’Assad] bénéficie de l’appui des minorités, de tous les alaouites et « 90% des chrétiens, et les Kurdes, druzes et ismaéliens dans les mêmes proportions ». Ce dignitaire chrétien dans le même entretien rajoute qu’il ne faudrait pas oublier les 2,5 millions de bassiste et commerçants sunnites de Damas et d’Alep. En somme d’après ce dernier, la moitié des Syriens serait derrière le régime d’Assad. Ces mots faisaient l’écho d’une déclaration antérieure de l’Archevêque de Beyrouth qui mettait le monde en garde contre la crédulité de croire les déclarations de tolérance de l’opposition syrienne composée exclusivement de sunnites particulièrement dogmatiques.

 

Les Alawites minoritaires au pouvoir ont mille ans de souvenirs d’humiliation de la part des différents pouvoirs sunnites. Ils se battent pour ne plus connaître les exactions passées. L’opposition sunnite en revanche a la nostalgie de sa domination passée en tête. Tous les experts sont convaincus qu’en cas de victoire de l’opposition syrienne, ce pays connaîtra l’exode des Chrétiens et le massacre des Alawites. Les Alawites et les Chrétiens se battent pour ne plus être réduits à un statut de citoyens de seconde classe et conserver leur droits à l’existence en Syrie. Ne nous trompons pas, l’enjeu est là !

Les Russes et les Chinois qui viennent d’opposer leur véto à un projet de résolution de la ligue arabe sur la Syrie au conseil de sécurité de l’ONU sont conscients de cette réalité. De surcroit, ces deux pays ne souhaitent pas être pris au piège une deuxième fois après l’affaire libyenne où sous prétexte d’une résolution visant à protéger la population civile de l’aviation de Kadhafi un mandat de changement de régime a été offert sur un plateau aux partenaires occidentaux des révoltés de Bengazi. Ils se souviennent surtout qu’en Libye, l’arrivé des islamistes de Bengazi au pouvoir les a privé d’accès aux gisements miniers d’hydrocarbures de ce pays, étonnamment protégés des bombardements. Ils savent aussi que derrière la hargne occidentale contre Assad, la finalité occulte est peut-être l’affaiblissement de l’Iran dont la Syrie d’Assad est un des derniers alliés régional. Les Iraniens, jouent gros en effet, car ils savent que si le régime d’Assad devait tomber, ça serait aussi la fin du Hezbollah au Liban, la dernière carte maîtresse iranienne dans leur marchandage sur la question nucléaire.

Les Russes veulent aussi rendre sa monnaie au Cheikh du Qatar qui se croyant jouir d’une immunité s’est cru autorisé à faire battre l’ambassadeur russe à l’aéroport de Doha le 29 novembre dernier. Le pragmatisme qatari touche peut être ses limites dans cette affaire syrienne. En effet, ce minuscule Etat de 225 000 citoyens que les Saoudiens qualifient sur un ton moqueur «  d’empire » s’est fait une spécialisation dans le fait de ménager la chèvre et le chou. Ils ménagent l’Iran avec qui ils partagent leur méga gisement gazier que n’exploitent pas les iraniens du fait de l’embargo international et s’en prennent à Assad, l’allié de l’Iran. Même le « pragmatisme » qatari  est appelé à connaitre ses limites.

Tout cela n’augure pas d’un changement rapide à Damas. In fine, Assad pourra céder le pouvoir, mais il ne le cédera qu’à un autre membre de sa communauté.

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Commentaires (7)
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jonastree
- 09/02/2012 - 17:58
Plaidoyer pour la Syrie
Parfaitement d'accord avec votre analyse http://jonastree.blogspot.com/2012/02/plaidoyer-pour-la-syrie.html
MONEO98
- 09/02/2012 - 17:05
ne pas refaire l'iran
dictature pour dictature , pourquoi préférer les dictatures barbus à celles existantes ?
qu' a t on gagné avec l'iran dans les années 70? que va t on gagner avec la Tunisie , la Lybie ou l'Egypte
les américains assistent les israéliens ,plus encore que jamais avec l'élection à l'horizon, mais ,nous, qu'allons nous faire dans cette galère ou les droits des femmes sont en opposition avec le droits des hommes
Diego
- 09/02/2012 - 16:51
Bravo
Bravo à l'auteur de cet article, qui nous change de la désinformation des médias. Aucun des Pays arabes ayant fait sa révolution n'est une démocratie, mais au contraire la tendance est à la théocratie.La position de la France et celle des européens est complétement alignée sur les US. Sarkozy a fait de la France un supplétif des américains. Nous nous battons pour leurs intérêts ( ce qui s'est passé en Libye). Quel était le conseiller de Sarkozy ? BHL sioniste notoire et grand défenseur des intérêts US.