En direct
Best of
Best of du 14 au 20 novembre
En direct
ça vient d'être publié
Dépenses et coups de coeur
Black Friday : les Français sont prêts à dépenser plus que l’an dernier
il y a 4 heures 22 min
pépites > Europe
Lutte contre la pandémie
Covid-19 : "L'issue est en vue", selon Boris Johnson
il y a 6 heures 1 min
pépites > Justice
Justice
Affaire des "écoutes" : le procès de Nicolas Sarkozy, jugé pour corruption, est suspendu jusqu'à jeudi
il y a 8 heures 47 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L’archipel des Solovki" de Zakhar Prilepine : plaisir de relire - Les camps des Solovki, antérieurs aux goulags. « J’ai voulu écrire moins sur les camps que sur les Russes » a dit l’auteur, l’un des plus grands romanciers russes contemporains

il y a 9 heures 49 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Voilà les meilleurs gadgets à acheter pour se créer un home cinéma de compétition pour le confinement
il y a 10 heures 55 min
pépites > Santé
Ecrans
L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) s'inquiète du temps passé par les jeunes devant leurs écrans, sans activité physique, aggravé par le confinement
il y a 12 heures 24 sec
décryptage > High-tech
Réseaux sociaux

Et si la Chine était en train de doubler la créativité d'une Silicon Valley en panne d'idées ?

il y a 12 heures 53 min
pépite vidéo > Economie
Engagements face à la crise
Michel-Edouard Leclerc annonce qu'un "quart du profit réalisé dans les centres Leclerc sera réaffecté au personnel"
il y a 13 heures 17 min
décryptage > Politique
Disraeli Scanner

A la fin, est-ce le capitalo-marxisme qui l’emportera?

il y a 13 heures 57 min
pépites > Santé
Coronavirus
Macron parle demain soir : pas de déconfinement, mais "un allègement progressif des contraintes"
il y a 14 heures 21 min
pépites > International
Avenir des Etats-Unis
Joe Biden a dévoilé les noms des premiers membres de son gouvernement
il y a 4 heures 54 min
light > Politique
Succès fou
Barack Obama a vendu 890.000 exemplaires de ses mémoires en seulement 24h en Amérique du Nord
il y a 6 heures 47 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Un coupable presque parfait La construction du bouc émissaire blanc" de Pascal Bruckner : un plaidoyer solide, un essai brillant, au secours d’une civilisation crépusculaire ébranlée par les diktats des minorités

il y a 9 heures 27 min
décryptage > Economie
Les entrepreneurs parlent aux Français

Ma lettre au père Noël. Chômage. Récession. Dépression. Un peu de champagne ?

il y a 10 heures 35 min
pépites > International
Diplomatie
Le Premier ministre israélien aurait rencontré secrètement le prince héritier d'Arabie Saoudite
il y a 11 heures 11 min
pépites > High-tech
Gaffe
Un journaliste débarque dans une réunion Zoom secrète des 27 ministres européens de la Défense qui a du être annulée
il y a 12 heures 40 min
pépites > International
Environnement
Un ancien bureaucrate a inspiré le discours du président chinois Xi Jinping changeant l'histoire du réchauffement climatique
il y a 13 heures 7 min
pépites > Finance
Economie
Danone annonce 1.500 à 2.000 suppressions de postes dont près de 400 en France
il y a 13 heures 50 min
décryptage > Media
Sur le divan

"L’élection de Joe Biden est bonne pour l’équilibre mental des Français". Et c’est la psy attitrée de France Info qui vous le dit

il y a 14 heures 14 min
décryptage > Société
La germination des mots

Existerait-il des complotistes sans comploteurs ?

il y a 14 heures 22 min
Atlantico Business

Le plan (de moins en moins secret) de Manuel Valls pour sortir du gouvernement et préparer l’avenir

Publié le 29 février 2016
L'affaire Aubry, la remise en cause de la loi El Khomri, l’immobilisme de François Hollande, et la dégradation de la conjoncture poussent Manuel Valls à préparer un plan de sortie.
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
L'affaire Aubry, la remise en cause de la loi El Khomri, l’immobilisme de François Hollande, et la dégradation de la conjoncture poussent Manuel Valls à préparer un plan de sortie.

Les milieux d'affaires, qui suivent avec beaucoup d'attention l'évolution de la situation politique, auraient conseillé à Manuel Valls et Emmanuel Macron d’éviter la polémique et de mettre leurs rivalités en sourdine. Rivalités complètement inutiles et même très contre-productives. D’où l’interview d’Emmanuel Macron au JDD pour soutenir la loi El Khomri dans laquelle il prend la responsabilité des mesures les plus " hard ", notamment le plafonnement des indemnités de licenciement et l’élargissement de la définition du licenciement économique. Le changement de ton entre Matignon et Bercy correspond d'ailleurs au moment où des dirigeants de la droite, plutôt libéraux, ont signé une pétition pour dire qu’ils allaient voter la loi El Khomri. Ce groupe-là, emmené par Gérard Longuet, est beaucoup moins motivé par des considérations purement politiciennes que par la volonté de faire avancer une réforme de structure qu’ils ont toujours souhaitée sans jamais pouvoir la mettre en œuvre.

La gauche dure et opposée aux réformes Valls utilise cette tribune de droite comme la preuve que les réformes développées par le Premier ministre ne sont pas de gauche. Facile ! Emmanuel Macron a répliqué dans le JDD qu’il importait assez peu que la réforme soit de droite ou de gauche, pourvu qu'elle soit efficace pour restaurer la confiance des chefs d'entreprise et s'attaquer à cette injustice insupportable qu‘est le chômage. L’urgence des urgences. Pour les 3 millions de chômeurs, ce débat doit leur paraître puéril et même ridicule. Ils attendent un job et se moquent bien de quelle couleur politique il est.

Ce sentiment n'est pas partagé par tout le monde à l'extrême-gauche, qui est arrivée à penser qu’il vaut mieux être chômeur en France plutôt que salarié non-qualifié. Argument qui vient d'ailleurs d’être conforté par une analyse de l'OFCE, laboratoire de prévisions économiques (plutôt à gauche) et qui a comparé la situation d’un chômeur indemnisé en France à celle d'un salarié précaire aux Etats-Unis. L'OFCE a peut-être raison, sauf qu’il oublie de préciser le coût d'un tel avantage et le poids que cela pèse sur l'appareil de production français. Si le système économique français est aussi poussif, c’est aussi parce que le modèle social handicape la compétitivité.

Le niveau du débat est tombé bien bas. A Matignon, Manuel Valls a pris le parti de ne pas répondre à Martine Aubry, sauf qu'il a pris acte qu'elle avait creusé la fracture de la gauche en deux. Pour lui, au moins, les choses sont claires. Pour le président qui rêvait d'une réunification, c'est une catastrophe. Cette fracture va désormais complètement empêcher le gouvernement de faire voter une loi. La loi El Khomri peut trouver une majorité avec les apports du centre (pas sûr) et ceux des députes sincèrement libéraux (20 environ), à moins que les grands leaders comme Juppé, Fillon et Sarkozy fassent campagne, ce qui, à ce moment-là, rehaussera leur nombre. 

A Matignon, on tourne autour de deux scénarii : 

- Ou bien la loi passe sans être trop démontée, et sera portée au crédit de Manuel Valls ;

Ou bien la loi ne passe pas et Manuel Valls sera battu. Il aura fait la démonstration qu’il ne peut plus gouverner. Martine Aubry aura réussi son assassinat.

Ceci étant, tout l'entourage de Manuel Valls explique qu‘il n’aucun intérêt à rester plus longtemps. Quel que soit le scénario. Le plan s’articule sur 3 points : 

1er point, compte tenu de la situation politique et économique, François Hollande ne pourra pas être réélu en 2017, qu’il y ait primaire ou pas.

2e point, François Hollande n’a pas intérêt à dissoudre l'Assemblée nationale. " Elle tiendra bien encore un an ", aurait-il dit très récemment à un de ses amis qui s’est empressé de le répéter.

3e point, François Hollande ne limogera pas son Premier ministre parce qu’il a besoin de responsable ou de bouc-émissaire pour la campagne. En conséquence, Manuel Valls ne peut pas rester au-delà de l'été, sauf à porter le bilan désastreux du quinquennat.

Son intérêt est d'apparaître comme un socialiste moderne, qui a voulu réformer le pays et qui n’a pas pu le faire compte tenu du conservatisme de la gauche. Ce qui correspond à la réalité.

Mais s’il se résout à sortir, son intérêt est que Macron sorte avec lui. Ce qu’il fera, même si le ministre de l'Economie essaie de se préparer, de son côté, à entrer dans le jeu présidentiel. 

Il sera bien temps d’aviser plus tard. Aviser pour savoir ce que les militants ou les cadres de ce qui restera du parti socialiste diront. Aviser pour savoir l'état de l'opinion, et celui des sponsors du monde du business qui commencent à être nombreux à penser qu'un attelage Valls-Macron serait capable de remettre la France dans le jeu de la marche internationale.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (8)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
pierre de robion
- 01/03/2016 - 11:32
Valls le malin!
Notre Premier Sinistre, qui touche le fond dans le dernier sondage, ne veut, pas comme Fillon en 2012, être considéré comme co-responsable du fiasco hollandiste. Aussi j'ai comme l'impression qu'avec la loi El Komery il est en train de faire un coup à 3 bandes: tenir bon face à Hollande pour soit être viré, soit être mis en minorité et alors démissionner (rappelez - vous Chirac "je n'ai pas les moyens de ma politique" avec VGE!) : bref dans tous les cas se refaire une virginité pour se présenter l'an prochain et....être élu! Je vous fiche mon billet, que le lendemain de sa démission il prend 20 à 30 points ...à Droite! Jupé et d'autres devraient méditer! Rien n'est jamais acquis, mais qui vivra verra!
vangog
- 29/02/2016 - 21:51
Autre scénario: la dissolution prématurée de l'AN!
Car si Valls valse, il emmènera avec lui Macron, El Kohmry, et le groupe des "libéraux" ( whaaaaarffff!) et aucun gouvernement n'obtiendra la majorité d'une assemblée gauchiste aussi divisée. Après élections sur fond de délitement de l'état UMPS, le FN arrivera en masse à l'AN, et mon scénario de Marine Le Pen première ministre devient possible...non?
Anguerrand
- 29/02/2016 - 16:02
L'intérêt de Hollande est de garder Valls mais
Est ce l'intérêt de Valls s'il y a des primaires? S'il y a des primaires on peut penser que Valls ( ou Macron) a un avance dans les sondages. Àlors ?