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Les réserves de munitions diminuent chez les militaires français : la France a-t-elle encore aujourd’hui les moyens de ses ambitions ?

Publié le 03 janvier 2016
Un rapport parlementaire publié courant décembre affirme que l'état des stocks de munitions de l'armée française est inquiétant, notamment depuis l'intensification des frappes françaises au Proche-Orient. Alors que l'indépendance militaire et la souveraineté nationale sont en jeu, certains prônent déjà un changement de politique de défense de la part de la France.
Nicolas Dhuicq
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Nicolas Dhuicq est député (LR) de la 1ère circonscription de l'Aube et membre de la commission de la défense nationale et des forces armées.
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Un rapport parlementaire publié courant décembre affirme que l'état des stocks de munitions de l'armée française est inquiétant, notamment depuis l'intensification des frappes françaises au Proche-Orient. Alors que l'indépendance militaire et la souveraineté nationale sont en jeu, certains prônent déjà un changement de politique de défense de la part de la France.

Atlantico : Dans votre rapport parlementaire, vous affirmez avec votre confrère Nicolas Bays que l’état du stock de munitions de l’armée française est jugé "préoccupant". Comment expliquer cela selon vous ?

Nicolas Dhuicq : D’abord il faut évidemment différencier les types de munition, puisque le rapport a traité des munitions de petit calibre jusqu’aux munitions de précision, type missile. L’analyse est donc un peu différente en fonction des calibres, et en fonction des calibres vous avez une question industrielle qui va se poser, et surtout une question liée au format actuel des armées et aux opérations qui étaient envisagées. C’est-à-dire qu’aujourd’hui nous avons une intensification des opérations qui n’était pas prévue et qui entraîne de ce fait une consommation plus importante, qui est également touchée par les exportations et, en ce qui concerne le petit calibre, par l’abandon de souveraineté industrielle.

En résumé, pour ce qui est des munitions de petit calibre, comme l’idée de fabriquer un fusil d’assaut français a été abandonnée il y a plus de vingt ans, la filière nationale de munitions de petit calibre qui aurait été mise en place l'a été aussi. Ce qui pour nous est un paradoxe, puisque nous avons une entreprise française qui exporte dans le monde entier des machines-outils destinées à mettre en place des lignes de production de munitions de petit calibre. Donc nous défendons, nous, dans ce domaine une vision qui est un peu plus colbertiste que le simple marché laissé à lui-même. Et comme nous sommes dépendants de fournisseurs extérieurs, il peut y avoir des moments de tensions dans ces fournitures. Par exemple, pour moi c’est l'hystérisation autour de la crise ukrainienne qui a fait que certains de nos fournisseurs, en particulier américains, ont préféré fournir ce marché plutôt que nous. De l’autre côté, une autre question qui revient régulièrement est celle sur les bombes. Celle-ci est plus liée à l’intensification des opérations sur les théâtres extérieurs. Mais à chaque fois, nous menons des frappes de précision qui sont certes consommatrices, mais moins que si nous étions dans un soutien plus intense d’opérations au sol.

L’intensification des frappes décidée par François Hollande après le 13 novembre n’a-t-elle pas été une décision trop prématurée ?

Je suis sur une position qui est plus vaste que votre question. Je pense que c’est toute la politique étrangère française au Levant qui est à revoir. Nous avons complètement abandonné notre présence en Syrie, j’en veux pour preuve le lycée français à Damas qui ne reçoit plus un sou, alors que les Syriens étaient majoritairement francophones et francophiles. Deuxièmement, nous avons une alliance beaucoup trop forte selon moi avec les monarchies pétrolières du Golfe qui financent indirectement ou directement pour certains membres des familles, le wahhabisme, qui est une secte sunnite redoutable, la gangrène du sunnisme. Nous avons totalement manqué de vision stratégique d’un côté, et de l’autre, je pense que la guerre se gagnant au sol, il faut soutenir les troupes capables de tenir au sol et non-islamistes : les troupes de l’armée syrienne régulière, qui a – rappelons-le – sans doute perdu 80 000 hommes au combat. Parce que lorsqu’on annonce 250 000 morts en Syrie, il y a 80 000 soldats syriens au moins qui sont morts au combat.

Dans un principe de réalité, je suis donc dans une position qui est la même que la position russe : il faut soutenir les troupes d’Assad au sol, parce que je ne connais pas de position modérée à l’extérieur du Parlement syrien. Sur la question même de l’intensification des frappes, je répète qu’on gagne une guerre au sol. Donc il faut aider les Syriens à se libérer eux-mêmes de tous les mouvements islamistes, que ce soit Daesh, Al-Nosra, Al-Qaïda… Je ne fais aucune différence entre ces mouvements. Ensuite, c’est aux Syriens eux-mêmes de décider de leur avenir. Dernier élément à signaler : nous payons là aussi la vision géostratégique américaine qui, depuis vingt ou trente ans, cherche à redécouper complètement et redéfinir les cartes du Moyen-Orient et du Proche-Orient sur des fondements ethnico-religieux. En particulier en faisant sauter les Etats laïcs qui étaient l’Irak et la Syrie. Quelle que soit l’opinion qu’on puisse avoir par ailleurs des régimes ou des dirigeants.

Au-delà de l’aspect sécuritaire et opérationnel, il y a aussi un enjeu : celui de la préservation de la souveraineté nationale. La France peut-elle encore se défendre toute seule ?

Ma position profondément politique consiste à défendre la souveraineté nationale et à considérer que même si, en particulier sur les missions de petit calibre, nous avons un marché mondial qui fait que nous ne sommes pas dépendants d’un fournisseur en particulier puisque nous en avons cinq ou six en moyenne, je pense que la dépense d’un peu plus de 100 millions d’euros nécessaire pour créer 150 emplois en France et être totalement indépendant serait une dépense tout à fait envisageable et nécessaire. C’est une position évidemment profondément politique de soutenir le retour à une souveraineté nationale dans ce domaine. Pour ce qui est des bombes, une affaire judiciaire est en cours donc on ne peut pas totalement se prononcer.

Mais nous regrettons avec mon collègue la perte d’un possible savoir-faire avec les difficultés de l’entreprise SAMP et le montage du dossier qui certainement a posé les critères financiers trop lourds pour l’entreprise MBDA, ce qui fait que pendant deux à trois ans, nous allons là aussi devoir acheter sur l’étagère. Après, pour ce qui est des munitions de l’artillerie, là j’ai une inquiétude sur les moyens financiers alloués à la recherche et au développement, parce que les obus d’artillerie vont devenir - tout comme les bombes- de plus en plus précis dans leur guidage, de plus en plus intelligents pour employer le terme à la mode, et j’ai peur que nous prenions du retard. Et puis enfin, dans la partie missile, j’ai une inquiétude sur la montée en puissance des ASTER pour la Marine Nationale (missile de défense antiaérienne de théâtre que nous avons à notre disposition).

N’est-ce pas paradoxal que la France, souvent cataloguée comme l’un des plus gros marchands d’armes du monde, soit dans cette situation ? Comment expliquer ce décalage ?

J’explique cela par le fait que le modèle sur lequel nous fonctionnons est un modèle qui est fondé sur des exportations. Ce modèle a une faille majeure, à mon avis, qui réside dans le fait que nous ne sommes pas plus intelligents que les autres, et qu’en particulier beaucoup de pays (Turquie, pays asiatiques…) se dotent maintenant de leur propre industrie de défense. L’avantage technologique que nous avons, nous Européens, depuis la Renaissance est en train de disparaître. Et dans un monde qui s’égalise et doit redevenir multipolaire, je doute de la pérennité d’un modèle fondé sur les exportations pour nous permettre de doter nos unités et nos armées en matériel. C’est pour cela que je reviens plus sur une vision colbertiste de considérer que le pays devra faire des efforts budgétaires supplémentaires pour sa défense.

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Commentaires (7)
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Gordion
- 04/01/2016 - 06:50
suite
L'exemple des pays asiatiques est vrai: la Chine qui a copié et fait évoluer des produits russes, la Corée du Sud qui a effectué des progrès remarquables, Singapour, le Japon - oui, mais pas si bons que cà - on oublie l'Indonésie, la Malaisie dont les industries de défense sont assez embryonnaires. L'Inde a plus de retards, mais y arrivera. En revanche, des pays tels le Brésil, l'Afrique du Sud ne seront jamais des acteurs de premiers plan, trop tard pur eux. N'oublions pas Israël, qui a développé une industrie de défense remarquable, avec des applications civiles "high end"
Gordion
- 04/01/2016 - 06:45
Beaucoup d'inexactitudes et d'ignorance dans cet article
L'abandon de la filière des munitions de petit calibre est motivée par la non-compétitivité de l'industrie française vis-à-vis de l'étranger. Relancer le production nationale pour les besoins nationaux est contraire aux règlements européens - acquisition de matériels doit faire l'objet d'appels d'offres internationaux ouverts à l'industrie européenne, mais aussi internationale (pays de la sphère communiste exceptés).
La remarque sur l'émergence d'industriels nationaux d'armement est vraie, mais l'exemple de la Turquie est particulièrement malheureux....tous ses programmes et ambitions nationaux sont plantés, de véritables gouffres technologiques et financiers. L
bobthe log
- 04/01/2016 - 00:37
erreur d'appreciation?
"Je pense que c’est toute la politique étrangère française au Levant qui est à revoir."
c'est en effet le point clef. Mais nous sommes englués dans l'Otan et une vision ideologique...Assad est a eliminer car dictateur mais pas les saoud, pas erdogan qui joue un jeu trouble et tue des kurdes....