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Poussée des populistes en Suisse et en Autriche : les intéressantes leçons venues des Alpes sur les causes du vote d'extrême droite

Publié le 20 octobre 2015
Jamais un parti politique en Suisse n'avait atteint un tel score : lors des élections fédérales tenues le 18 octobre, l'Union démocratique du centre (UDC) a rassemblé 29,5% des voix et gagné 11 sièges. Une semaine plus tôt, à Vienne en Autriche, le FPÖ, de droite nationale et allié du FN au Parlement européen rassemblait 31% des voix aux élections municipales. Une poussée populiste pleine d'enseignement.
Magali Balent
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Magali Balent est chercheur associé à l’IRIS et maître de conférences à Sciences Po.
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Jamais un parti politique en Suisse n'avait atteint un tel score : lors des élections fédérales tenues le 18 octobre, l'Union démocratique du centre (UDC) a rassemblé 29,5% des voix et gagné 11 sièges. Une semaine plus tôt, à Vienne en Autriche, le FPÖ, de droite nationale et allié du FN au Parlement européen rassemblait 31% des voix aux élections municipales. Une poussée populiste pleine d'enseignement.

Atlantico : Les chiffres affichent une hausse des populistes en Suisse mais aussi à Vienne, quelle analyse peut-on faire de ces deux scrutins ?

Magali Balent : A titre de comparaison entre l'Autriche et la Suisse, il est intéressant de souligner que, par définition, il s'agit de deux pays très modérément touchés par la crise économique et sociale, et que pourtant cette droite populiste, que certains analysent comme une conséquence de cette crise, progresse. Cela nous amène à considérer que la raison de l'envolée de ces partis dans ces pays-là a sans doute une autre explication. En l'occurrence, elle est liée à une crise identitaire et de nature culturelle. Elle se renforce certes en Autriche et en Suisse, mais également au-delà en Europe.

Les élections législatives en juin dernier au Danemark, le parti populaire Danois (PPD) à renforcé son score par rapport aux législatives précédentes (21,1% des voix, alors qu'en septembre 2011, 12%). Là encore, la crise économique et sociale n'est pas un facteur des plus déterminants

De quels bords sont issus les européens qui votent pour ces partis populistes ? 

Pour l'heure, il est un peu tôt pour faire une analyse fine des résultats, car les chiffres du scrutin ne sont pas encore totalement arrêtés.  De manière générale, ces élections en Suisse ont vu la poussée à la fois de la droite populiste ainsi que de la droite modérée mais en même temps un recul de la gauche, et tout particulièrement des écologistes. Cela tendrait à prouver – il faudra malgré tout confirmer cela par la suite – que la poussée de la droite populiste se fait au détriment de la gauche. Ainsi, aujourd'hui les électeurs sont sensibilisés aux questions que soulève la droite populiste, et tout particulièrement celui de l'UDC en Suisse qui a fait campagne sur les questions migratoires, qui sont en plein cœur de l'actualité aujourd'hui. Les électeurs aujourd'hui, y compris ceux de gauche, sont sensibilisés à la question migratoire, sécuritaire. En même temps, tout cela est lié à une crise existentielle de l'identité, une peur de disparaître ou d'être dilué. Ces thèmes résidaient au coeur du discours de l'UDC pour la campagne des élections fédérales, et nous pouvons imaginer que ce discours a pu séduire au-delà du camp de la droite populiste, y compris en direction de la gauche.

Ce qu'on appelle la droite populiste est une sorte de nébuleuse qui peut rassembler des partis qui n'ont pas du tout la même histoire. L'UDC Suisse ne vient pas du tout de l'extrême droite originel. Ce parti vient de la droite traditionnelle et n’est pas né à l’extrême droite. Il ne s'agit donc pas d'un parti né à l'extrême droite. En Autriche, c'est l'inverse. Le FPÖ cherche d'avantage à se modérer aujourd'hui ainsi qu'à se dédiaboliser. Mais, comme le Front national, il s'agit d'un parti qui vient de l'extrême droite, et qui possède un héritage et une histoire issus de l'extrême droite classique. On ne peut donc pas les mettre dans le même panier. L'UDC est plus modéré et de ce fait peut attirer des électeurs écologistes ou de gauche. Pour ce qui est du FPÖ, c'est un parti plus radical, il capitalise davantage sur une récupération de voix de droite.

Ce phénomène n'est pas pour autant nouveau comment expliquer sa progression et sa recrudescence ?

Cette poussée de la droite populiste date de la fin des années 90- début des années 2000. Les attentats du 11 septembre 2001 y ont contribué. Nous pourrions l'appeler une "nouvelle extrême droite". Beaucoup plus sensible aux questions de nature culturelle et identitaire, ainsi qu'aux conséquences liées à la mondialisation, elle a développé tout un discours en réaction à cela, aux réactions structurelles – et non conjoncturelles ! Elle réagit à cette évolution des sociétés européennes sur les questions de l'ouverture des frontières, de l'immigration, de la poursuite de la construction européenne et de ses conséquences. Le discours a changé par rapport à celui de la droite extrême, il n'a même plus rien à voir. Il est en phase avec l'actualité européenne et lié à une peur. Ces partis savent très bien exciter cette crainte de transformer ou de perdre leur identité.

Quels enseignements peut-on tirer ? Qu'est-ce que cela révèle de l'évolution du vote populiste ?

L'UDC est un parti qui a connu une poussée avant les autres en Europe. Sa percée conséquente dans les urnes date de 1992, au moment où Christophe Blocher faisait campagne contre l'entrée de la Suisse dans l'UEE (Union économique et européenne). Depuis, il est devenu le premier parti politique de Suisse, chose qui n'a pas changé. Il peut constituer en Europe une sorte de laboratoire, dans la mesure où il a renouvelé son discours. Il capitalise beaucoup sur les questions d'ordre migratoire, mais aussi sur les hostilités à l'égard de l'Union Européenne, et cela constitue un discours caractéristique de cette nouvelle droite extrême que l'on retrouve un peu partout en Europe. Aujourd'hui, cette extrême droite est décomplexée et fini par attirer des électeurs qui viennent de tous bords politiques. A bien des égards, elle apparait comme un laboratoire pour le reste des pays européens. On retrouve ensuite ce phénomène dans d'autres pays. Ce parti connait des évolutions antérieures aux autres, mais qui sont ensuite suivies par les autres. Dans les années 90, l'Europe s'offusquait du discours de la Suisse, notamment sur l'anti-Islam, mais on s'aperçoit que finalement, cela perce dans d'autres pays.

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Commentaires (11)
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borissm
- 20/10/2015 - 23:08
@ tous les commentateurs précédents
Je constate avec plaisir l'unanimité générale : article nullissime. C'est ça un(e) "maître de conférence" ? A Sciences-Po qui plus est ? C'est la promo de Richie, j'imagine. Atlantico s'enfonce dans la pensée boueuse et la novlangue de buis. On va finir par s'abonner à Libé, au moins, y aura pas d'erreur sur la marchandise.
Leucate
- 20/10/2015 - 21:10
@superliberal - manoeuvres militaires suisses
""Ou cela va t'il nous mener ?"" demandez-vous ?
En 2012, l'armée suisse avait procédé à des manoeuvres militaires dont le thème avait fait jaser.En 2012, l'armée suisseavait projeté, dans son exercice militaire Stabilo Due, une Europe plongée dans le chaos par la chute de l'euro et un afflux massif de réfugiés.
- En 2013, la Suisse avait joué un exercice militaire en simulant cette fois l'attaque d'une France surendettée et éclatée.
- En 2015 L'exercice, baptisé CONEX 15, simule une crise économique dans une «Union européenne fictive, composée de nouveaux pays et délimitée par des frontières différentes». Un scénario de fin du monde qui prévoit également que la Suisse soit menacée par un afflux massif de réfugiés, par des organisations criminelles puissantes et un marché noir croissant. Les soldats s'entraîneront à protéger la frontière et à la construction de campements. Ils se déploieront également aux points nodaux du pays, tels des centrales nucléaires ou électriques ainsi que des voies de transports.
Anouman
- 20/10/2015 - 19:22
Suisses
Peut-être que les Suisses sont observateurs et prévoyants et, observant ce qui les entoure en Europe, préfèrent agir en prévention qu'en soins intensifs.