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© REUTERS/Edgard Garrido
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Business et psychothérapie

Tendance pleine conscience : le potentiel (et les limites) de la mindfulness

Publié le 28 avril 2015
La "mindfullness", ou pleine conscience, part aujourd’hui à la conquête de tous les domaines. De la vie professionnelle à la vie personnelle en passant par le sport, certains psychiatres et psychologues organisent des ateliers pour prévenir la dépression ou apprendre à gérer son stress.
David Gourion
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David Gourion est médecin psychiatre à Paris. Il est l'auteur avec le Pr Henri Loo de Guérir de la dépression : Les nuits de l'âme (Odile Jacob) et de Le meilleur de soi-même: empathie, attachement et personnalité (Odile Jacob).
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Adeline Gaillard
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Adeline Gaillard est psychiatre à l’hôpital Sainte Anne (Paris) et spécialiste du traitement de la dépression.  Elle est également auteur d'un livre « Antidépresseurs », coécrit avec le Dr David Gourion, sorti fin octobre 2015 aux éditions Delachaux...
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La "mindfullness", ou pleine conscience, part aujourd’hui à la conquête de tous les domaines. De la vie professionnelle à la vie personnelle en passant par le sport, certains psychiatres et psychologues organisent des ateliers pour prévenir la dépression ou apprendre à gérer son stress.

Atlantico : Une récente étude publié dans le journal britannique spécialisé dans la santé "The Lancet" avance qu'une thérapie cognitive serait aussi, voire plus efficace qu'un traitement médicamenteux pour vaincre la dépression, qu'en pensez-vous ?

David Gourion : Cette étude est de grande ampleur puisqu'elle s'appuie sur 424 patients ayant connu un épisode dépressif. Statistiquement, on sait que les personnes ayant connu un premier épisode de dépression ont 50% de probabilité de rechuter dans les  deux prochaines années. Cette probabilité monte à 70% chez les personnes ayant connu deux épisodes dépressifs, et même jusqu'à 90% chez ceux qui en ont connus trois. Jusque là on maintenait les traitements médicamenteux pour prévenir les potentielles rechutes, mais aujourd'hui les thérapies comportementales et cognitives peuvent présenter un complément intéressant. Je prescris souvent ces thérapies cognitives en complément d'un traitement médicamenteux, l'un ne remplaçant pas forcément l'autre. Alors qu'un traitement est limité dans le temps, les bénéfices d'une thérapie peuvent durer toute la vie si le patient continue à réfléchir aux outils qu'il a appris.

On entend de plus en plus parler du "mindfullness", ou de la pleine conscience, en quoi cela consiste-t-il exactement ?

David Gourion : "Mindfullness" signifie "en pleine conscience". Dans les années 1970-1980, on s'est inspiré de la méditation bouddhiste pour soigner les douleurs chroniques. Depuis dix ans, ces techniques dites de "la troisième vague" sont utilisées en psychiatrie pour lutter contre l'anxiété et la dépression.

Il s'agit la plupart du temps d'ateliers en petits groupes, animés par un psychiatre ou un psychologue, et non pas par le moine bouddhiste du quartier. Il doit absolument s'agir de personnes formées à ces techniques.

Le but consiste à reconnaître les pensées négatives et neutraliser les émotions néfastes, afin de bloquer la réaction en chaine des ruminations mentales. Il ne s'agit pas de séances de relaxation, mais d'apprendre à accepter les pensées négatives. C'est un entraînement de l'esprit.

Le "mindfullness" ne s'adresse pas qu'aux personnes ayant connu un épisode dépressif, il peut également intéresser tous ceux qui veulent apprendre à gérer leur stress. Les exercices de respiration, de conscience du moment et d'ancrage dans le présent peuvent leur être bénéfique.

Quelle ampleur ce phénomèe a-t-il pris ces dernières années ? Comment expliquer le succès grandissant de cette approche ?

David Gourion : Les ateliers de pleine conscience constituent une thérapie brève, ce qui peut expliquer leur succès. Ce phénomène répond à une recherche croissante de bien-être, d'amélioration de sa qualité de vie. Cette approche a été popularisée en France par les livres du docteur psychiatre Christophe André, notamment "Méditer jour après jour", qui a eu un certain succès auprès du grand public.

Adeline Gaillard : Il y a un attrait aujourd'hui pour les techniques plus douces, non médicamenteuses. C'est un peu un retour au calme, un contrepied au fait d'être ultra stimulé tout le temps, avec les nouvelles technologies notamment.

A quels domaines de la vie la pleine conscience peut-elle s'appliquer ?

Adeline Gaillard : La pleine conscience agit sur la régulation du stress, ce qui peut donc s'appliquer à de nombreux domaines de la vie, aussi bien professionnelle que personnelle. Elle permet aussi de réduire l'hyperactivité, notamment chez les enfants. Elle peut aussi avoir un effet sur les douleurs chroniques ou les acouphènes.

Dans quels cas la pleine conscience ne peut-elle rien ?

David Gourion : Les patients qui présentent des états dépressifs sévères n'arriveront pas à utiliser les outils du "mindfullness", car cela nécessite une certaine stabilité mentale et de la concentration. Cela pourrait même leur procurer des crises d'angoisse, amplifiant un  sentiment d'inefficacité. Certaines personnes nécessitent absolument un traitement médicamenteux.

Il faut une grande motivation pour observer des bienfaits : un entraînement quotidien d'une trentaine de minutes, assister à toutes les séances…

Adeline Gaillard : N'étant pas remboursées par la Sécurité Sociale, les séances de pleine conscience peuvent vite devenir un véritable budget (à Paris, environ 60 euros la séance, à raison d'une quinzaine de séance, une fois par semaine). C'est donc un exercice qui demande un investissement personnel, du temps et de l'argent.

Ainsi, la pleine conscience est plus adaptée aux patients en rémission d'un état dépressif, ou en prévention d'un surmenage, qu'à ceux qui vivent une dépression sévère.

Quelles sont les précautions à prendre avec la pleine conscience ?

David Gourion :Il faut bien vérifier que l'atelier est organisé par une personne formée à la pleine conscience, soit un médecin, soit un psychologue clinicien, en se renseignant sur ses diplômes. Il existe une Association Française des Thérapies Comportementales et Cognitives (AFTCC) ou encore l'annuaire des thérapeutes Mindfullness agréés, pour vérifier la qualification de l'encadrant. A priori, il n'y a pas de risques de dérives si l'atelier est organisé par un praticien, mais il faut se méfier de quelqu'un qui aurait vaguement posé une plaque sans formation.
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Commentaires (5)
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Anouman
- 28/04/2015 - 21:36
Pleine conscience
Pas certain qu'il y ait besoin de "séances" mais il y a toujours des gens qui ont envie de vendre leur soupe. Il suffit de se regarder sans complaisance et de regarder autour de soi avec acuité et alors on verra l'inutilité du monde, de la vie des autres et de la sienne propre et on pourra perdre ses angoisses car si tout est inutile et sans importance il n'y a pas de raison de s'en faire, ni d'avoir peur de sa mort ou de celle des autres. Ce n'est certainement pas ce qu'on enseigne dans ces stages, mais ça évite de déprimer, car on peu alors se consacrer à des choses plus importantes, comme se faire plaisir, et quoi de plus important?
Vipas
- 28/04/2015 - 11:03
Cela devrait être gratuit !
J'ai commencé à pratiquer la "pleine conscience" en suivant les conseils d'un bouquin sur le zen en 1974 et n'ai jamais arrêté depuis lors. C'est deux ans plus tard que j'ai pris contact avec le premier groupe zen. Le Bouddha a livré son enseignement - y compris la contemplation des émotions négatives, ou "upekkha" en sanscrit - complètement gratuitement, et il a interdit de " vendre le dharma". Que des médecins ou paramédicaux ajoutent cette technique à leurs compétences est tout-à-fait louable mais demander 60 € / séance pour s'initier à une technique somme toute assez simple peut créer une dépendance pas très différente de celle du culte du "gourou" dans certaines écoles du bouddhisme.
zouk
- 28/04/2015 - 10:52
Full consciousness
Certainement utile quand elle est mise en oeuvre par de véritables spécialistes, mais aussi un champ largement ouvert aux charlatans de toute eau. Et si l'on se rappelait la confession réfléchie? Nous n'avons pas besoin de nous inspirer sans les comprendre vraiment des pratique du bouddhisme, zen ou non, nous avons dans notre tradition toutes les réponses nécessaires.