En direct
Best of
Best of du 14 au 20 novembre
En direct
ça vient d'être publié
Dépenses et coups de coeur
Black Friday : les Français sont prêts à dépenser plus que l’an dernier
il y a 4 heures 32 min
pépites > Europe
Lutte contre la pandémie
Covid-19 : "L'issue est en vue", selon Boris Johnson
il y a 6 heures 10 min
pépites > Justice
Justice
Affaire des "écoutes" : le procès de Nicolas Sarkozy, jugé pour corruption, est suspendu jusqu'à jeudi
il y a 8 heures 56 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L’archipel des Solovki" de Zakhar Prilepine : plaisir de relire - Les camps des Solovki, antérieurs aux goulags. « J’ai voulu écrire moins sur les camps que sur les Russes » a dit l’auteur, l’un des plus grands romanciers russes contemporains

il y a 9 heures 58 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Voilà les meilleurs gadgets à acheter pour se créer un home cinéma de compétition pour le confinement
il y a 11 heures 5 min
pépites > Santé
Ecrans
L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) s'inquiète du temps passé par les jeunes devant leurs écrans, sans activité physique, aggravé par le confinement
il y a 12 heures 9 min
décryptage > High-tech
Réseaux sociaux

Et si la Chine était en train de doubler la créativité d'une Silicon Valley en panne d'idées ?

il y a 13 heures 2 min
pépite vidéo > Economie
Engagements face à la crise
Michel-Edouard Leclerc annonce qu'un "quart du profit réalisé dans les centres Leclerc sera réaffecté au personnel"
il y a 13 heures 26 min
décryptage > Politique
Disraeli Scanner

A la fin, est-ce le capitalo-marxisme qui l’emportera?

il y a 14 heures 6 min
pépites > Santé
Coronavirus
Macron parle demain soir : pas de déconfinement, mais "un allègement progressif des contraintes"
il y a 14 heures 30 min
pépites > International
Avenir des Etats-Unis
Joe Biden a dévoilé les noms des premiers membres de son gouvernement
il y a 5 heures 3 min
light > Politique
Succès fou
Barack Obama a vendu 890.000 exemplaires de ses mémoires en seulement 24h en Amérique du Nord
il y a 6 heures 56 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Un coupable presque parfait La construction du bouc émissaire blanc" de Pascal Bruckner : un plaidoyer solide, un essai brillant, au secours d’une civilisation crépusculaire ébranlée par les diktats des minorités

il y a 9 heures 37 min
décryptage > Economie
Les entrepreneurs parlent aux Français

Ma lettre au père Noël. Chômage. Récession. Dépression. Un peu de champagne ?

il y a 10 heures 44 min
pépites > International
Diplomatie
Le Premier ministre israélien aurait rencontré secrètement le prince héritier d'Arabie Saoudite
il y a 11 heures 20 min
pépites > High-tech
Gaffe
Un journaliste débarque dans une réunion Zoom secrète des 27 ministres européens de la Défense qui a du être annulée
il y a 12 heures 49 min
pépites > International
Environnement
Un ancien bureaucrate a inspiré le discours du président chinois Xi Jinping changeant l'histoire du réchauffement climatique
il y a 13 heures 16 min
pépites > Finance
Economie
Danone annonce 1.500 à 2.000 suppressions de postes dont près de 400 en France
il y a 14 heures 6 sec
décryptage > Media
Sur le divan

"L’élection de Joe Biden est bonne pour l’équilibre mental des Français". Et c’est la psy attitrée de France Info qui vous le dit

il y a 14 heures 23 min
décryptage > Société
La germination des mots

Existerait-il des complotistes sans comploteurs ?

il y a 14 heures 31 min
© Reuters
© Reuters
Bonnes feuilles

Comment l'après-Charlie Hebdo a révélé la fuite en avant des politiques français

Publié le 06 avril 2015
Qu'ont en commun François Hollande qui accuse Bruxelles de ses revers, Thomas Thévenoud qui incrimine sa phobie administrative, Jérôme Kerviel qui se déclare victime du système ? "C'est pas ma faute !" s'exclament-ils en choeur. Petits et grands reprennent le refrain avec entrain. Ils stigmatisent le mal français de la désinvolture, de l'irresponsabilité et de la démission. De juin 1940 à aujourd'hui, en passant par mai 1968, ce livre retrace notre dégringolade. Et détaille les conditions de notre sortie de l'infantilisation. Extraits de "C'est pas ma faute" d'Irène Inchauspé et Claude Leblanc, aux éditions du Cerf 1/2
Claude Leblanc
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Ex-rédacteur, en chef de Courrier International et de Jeune Afrique, Claude Leblanc est l'auteur, entre autres, de L'Engrenage et du Japon vu du train. Il est journaliste à L'Opinion.
Voir la bio
Irène Inchauspé
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Passée par Le Point et Challenges, Irène Inchauspé est notamment l'auteur de L'Echéance avec François de Closets et de L'Horreur fiscale avec Sylvie Hattemer. Elle est journaliste à L'Opinion.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Qu'ont en commun François Hollande qui accuse Bruxelles de ses revers, Thomas Thévenoud qui incrimine sa phobie administrative, Jérôme Kerviel qui se déclare victime du système ? "C'est pas ma faute !" s'exclament-ils en choeur. Petits et grands reprennent le refrain avec entrain. Ils stigmatisent le mal français de la désinvolture, de l'irresponsabilité et de la démission. De juin 1940 à aujourd'hui, en passant par mai 1968, ce livre retrace notre dégringolade. Et détaille les conditions de notre sortie de l'infantilisation. Extraits de "C'est pas ma faute" d'Irène Inchauspé et Claude Leblanc, aux éditions du Cerf 1/2

Il n’y a pas à chercher loin dans le passé. À la suite des tueries des 7 et 9 janvier 2015, l’on s’est mis à reparler des banlieues, de l’apartheid auquel elles seraient soumises selon la formule désormais fameuse de Manuel Valls, et de la politique de la Ville. Cette même politique qui a été engagée, en 1977, par Valéry Giscard d’Estaing ! Depuis, nos gouvernants ont adopté une stratégie de fuite en avant, empilant les mesures les unes sur les autres, sans se préoccuper de celles qui marchaient ou pas. Les francs, puis les euros ont coulé à flot, par dizaines de milliards. À l’heure du bilan, certains disent que tout cela n’aura servi à rien, d’autres que tout serait pire si rien de cela n’avait été fait. Mais personne ne peut dire qui a raison. En France, les politiques publiques sont très peu ou très mal évaluées. Ce n’est pas, réplique-t‑on, dans notre culture, l’évaluation étant immanquablement considérée comme négative, voire répressive, et il suffit à ce sujet d’observer les débats sur les notes à l’école. C’est surtout une façon bien commode de fuir nos responsabilités. Pas de méthode pour réformer le pays ? Pas étonnant que le pays soit bloqué ! Suivant l’exemple donné d’en haut, nous sommes tous devenus des adeptes du très populaire « c’est pas ma faute », culte qui en a remplacé d’autres, hélas, sans chercher même à dessiner un monde meilleur.

Comment faire pour que cela change ? Il aura fallu que des terroristes tuent 17 personnes et que près de quatre millions de Français descendent dans la rue pour que la question essentielle de l’islam de France revienne au cœur du débat public. Nul ne sait encore ce qu’il sortira in fine de la mission que Manuel Valls a confiée sur ce sujet à Bernard Cazeneuve, son ministre de l’Intérieur, ni quand. Admettons que ce soit l’amorce d’un début. Mais quels chocs aurons-­nous à subir pour que l’on se préoccupe enfin des autres enjeux vitaux, le chômage des jeunes qui est la pire des inégalités, la dette laissée à nos enfants qui constitue une injustice collective majeure, l’asphyxie de l’économie et des entreprises qui force notre pays à la course en sac ? Ne serait-­il pas temps que l’opinion, l’État, l’Élysée s’en émeuvent et s’en saisissent ?

Au lieu de quoi, il apparaît que François Hollande, plutôt que de se rapprocher des Français et de leur vie quotidienne, ait choisi de s’en éloigner. De façon presque caricaturale, seules les questions internationales et climatiques figurent désormais en lettres d’or sur son agenda. « Et les chômeurs, Monsieur le président ? », l’interrogeait à juste titre Le Parisien, le 6 février 2015, au lendemain de sa conférence de presse au cours de laquelle il n’avait procédé qu’à deux annonces : la création d’un « service civique » et l’instaura‑ tion d’une « réserve citoyenne pour tous les Français ». Le sondage qui a suivi sa prestation a été sans surprise désastreux. François Hollande aura vite replongé dans l’impopularité comme l’a montré le baromètre Ipsos-­Le Point de février. Le chef de l’État y perdait 8 points (30 % de bonnes opinions), tout juste un mois après les attentats. L’effet « Charlie » se sera ainsi dissipé.

Mais, après tout, ne manquera-­t‑on pas de constater, ce n’est pas de sa faute si François Hollande est appelé à un plus noble exercice de sa fonction. Pas de sa faute non plus si les Français ne le comprennent pas et le sanctionnent à nouveau. Toujours pas de sa faute si Merkel, Porochenko, Poutine et Obama sont sans doute plus intéressants que le Français moyen. Il s’agira une fois encore de trouver une façon comme une autre de botter en touche. Et de recueillir un sentiment d’unanimité maussade sur notre impuissance collective. Car le président de la République n’est certes pas le seul à se réfugier derrière cette stratégie : que celui qui n’a jamais dit « c’est pas ma faute » lui jette donc la première pierre ! Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, les regrets aussi. Le fait est que nous pourrions faire tellement mieux…

Extraits de "C'est pas ma faute", d'Irène Inchauspé et Cladue Leblanc, aux éditions du Cerf, 2015

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Anouman
- 06/04/2015 - 20:36
Pas ma faute
Eh oui, pas leur faute. Mais y-a-t-il encore des gens qui n'ont pas compris que quand le gouvernement (n'importe lequel) revendique un succès en matière économique (emploi, PIB...) ce n'est que le fruit d'un hasard lié à la conjoncture? Et jamais le résultat de leur politique (qui depuis Giscard se résume à confisquer toujours une plus grande part du PIB pour en faire on ne sait quoi, avec toujours le même résultat , un chômage croissant et des prélèvements obligatoires en hausse constante, plus une diminution des libertés individuelles pour montrer qu'ils sont forts, ça plait aux imbéciles). Les effets de Maastricht sont peut-être plus sensibles du fait de la concurrence déloyale des nouveaux entrants en matière de coût du travail (c'est pourquoi on en a fait entrer autant et si vite) qui ne peuvent qu'avoir soit un impact à la baisse sur les revenus dans un pays comme la France ou alors une montée du chômage, ou un mélange des deux si on veut ménager un peu l'électeur.
Alors c'est vrai que ce n'est pas de leur faute. Eux ce qu'ils veulent c'e sont de bonnes places bien rémunérées et surtout qui flattent leur égo totalement démesuré par rapport à leurs compétences.
Anouman
- 06/04/2015 - 20:21
Proportionnelle
vangog

je suis d'accord pour la proportionnelle mais pour ce qui est des anglo-saxons, les Britanniques, notamment avaient pour leurs députés un système majoritaire à un tour, difficile de faire moins démocratique. Je ne sais pas s'ils ont changé , il en était question, mais pas de proportionnelle.
vangog
- 06/04/2015 - 19:19
Tricher, mentir et faire preuve de lâcheté...
Oui, les Francais en sont capables...Mais ils ne se présentent pas aux élections Republicaines! À l'égal des sociétés anglo-saxonnes, qui possèdent un droit plus moderne non basée sur la jurisprudence, mais aussi une juste représentativité proportionelle, les Francais doivent apprendre à sanctionner impitoyablement les menteurs et les tricheurs, et condamner un système majoritaire et clientéliste qui leur permet de se représenter, alternativement et indéfiniment, malgré leurs échecs, lachetés et tromperies répétées...