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La Tunisie élit ce dimanche son premier Parlement depuis la révolution de 2011.
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La Tunisie élit ce dimanche son premier Parlement depuis la révolution de 2011.
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Printemps amer : sur fond d'intégrisme religieux et de terrorisme, la Tunisie va voter en ne croyant plus trop à la démocratie

Publié le 26 octobre 2014
La Tunisie élit ce dimanche son premier Parlement depuis la révolution de 2011. Elle espère ainsi pérenniser une démocratie encore balbutiante, déjà menacée par l'intégrisme religieux et le terrorisme. Seul le sens de l'Histoire pourrait la préserver du chaos et de la répression dans lesquels les pays du Printemps arabe ont largement basculé.
Khattar Abou Diab
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Khattar Abou Diab est consultant, auteur de rapport stratégiques et politiques pour des organismes français et européens. Il a été enseignant aux Universités de Paris III, VII et XI. Spécialiste de l’Islam et du Moyen Orient, il écrit notamment pour les...
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La Tunisie élit ce dimanche son premier Parlement depuis la révolution de 2011. Elle espère ainsi pérenniser une démocratie encore balbutiante, déjà menacée par l'intégrisme religieux et le terrorisme. Seul le sens de l'Histoire pourrait la préserver du chaos et de la répression dans lesquels les pays du Printemps arabe ont largement basculé.

Atlantico : Ce dimanche, les Tunisiens doivent se rendre aux urnes pour élire leur Parlement. Pourtant, et selon un sondage réalisé par PewGlobal, un organisme américain, seulement 38% des tunisiens pensent que la démocratie sera capable de faire face aux multiples problèmes du pays. Comment expliquer ce pessimisme envers la démocratie ?

Khattar Abou Diab : Il me semble que cette période de transition tunisienne est avant tout marquée par une situation économique difficile, et une région instable qui donnent lieu à de vives inquiétudes. On peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. La crainte d'une montée d'un terrorisme transnational avec la Libye par exemple. Soit il y aura une amélioration, soit la démocratie sera mise à mal. Le passage au régime démocratique est semé d'embuche.

Pour autant, et en comparant avec les autres expériences du printemps arabe, on peut louer le sens de responsabilité de la classe politique tunisienne comme celle de la société civile. Le parti Ennahda a accepté de modérer la ligne politique de son partie, et très responsablement a même quitté le pouvoir en janvier dernier et participer à un gouvernement consensuel. Il demeure cependant des lacunes, et ces élections sont un tournant décisif pour dessiner le paysage politique de ce pays pour les prochaines années.

Néanmoins, l'engouement pour la démocratie est bien palpable. 1300 listes se présentent pour disputer seulement 217 sièges. Mais pour le moment, la recherche ou la quête d'un équilibre entre les principales composantes politiques incite l’observateur à avoir confiance dans la suite du processus.

Comment expliquer ce sentiment de nostalgie envers un pouvoir fort ? N’est-ce que la conséquence de l’instabilité et de l’insécurité ?

Il y a effectivement une nostalgie de la sécurité car sous Bourghiba, ou encore Ben Ali, celle-ci faisait partie des priorités du régime. Cependant, le despotisme a toujours eu de mauvaises conséquences à moyen ou à long terme. Mais l’autre explication de cette nostalgie tient a la difficile perception par l’opinion publique du nouveau pouvoir exécutif où le président s’efface devant le Premier ministre contrairement à l’habitude historique.

Dans le même sondage, on apprend que le niveau d'éducation détermine sensiblement l'attachement à la notion de démocratie. Peut-on alors parler d'une démocratie voulue par l'élite, et rejetée par le peuple ?

C’est l’une des conséquences de la politique intérieure de Bourghiba, qui avait accordé une importance à la notion de laïcité, et cet éloignement du poids de la religion, a donné lieu à un islam éclairé. De même, l'éducation était pour lui une priorité, ce qui a permis une renaissance de la société civile tunisienne.

Mais la classe moyenne tunisienne a toujours joué un rôle important dans le bien-être économique, et l’un des syndicats des travailleurs, le plus populaire et le mieux organisé dans le monde arabe. Cette organisation syndicale renforce un ancrage dans la démocratie, et en même temps un impossible alignement sur ce choix par le peuple comme c’était le cas lors des soulèvements de 2010 2011.

Quel lien peut-on établir entre rejet de la démocratie et montée de l'intégrisme religieux ?

Par rapport à une démocratie naissante, il faut être tolérant, et il faut donner du temps. On est au début d'une expérience, comme dans un laboratoire, et l'avenir permettra peut-être une cohabitation entre les grands courants politiques du monde arabe tels que l'islamisme, le libéralisme, ou les principes de la gauche. Le maintien des élections et l'élaboration d'une constitution non guidée par la religion confirmeront la Tunisie à son visage séculaire, ainsi qu’à l’importance accordée à la tolérance religieuse et au respect de la femme.

C'est vrai que depuis l'échec de l'expérience algérienne des années 90, le monde arabe du Maghreb a donné l'impression de l'existence d'une équation insoluble entre islam et démocratie. On s’est mis à penser que les gouvernements devaient être despotiques, à tonalité religieuse ou militaire. Compte-tenu de l’historique de la période transitoire, on observe une compétition acharnée entre l’Etat civil et l’Etat islamique, et pour le moment, on constate le consensus autour d’un Etat de droit à caractère civil sans rejeter les composantes religieuses.

 

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