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Malaise en entreprise

"J’aime ma boîte" : le débat Sophie de Menthon / Ghislaine Tormos, ex CGT PSA d’Aulnay

Publié le 02 octobre 2014
L'événement "J'aime ma boîte" vise à rétablir une relation positive entre les salariés et leur entreprise. Les Français ont même une image globalement positive de leurs entrepreneurs. Pourtant les mauvaises pratiques, et un contexte économique tendu, empêchent une partie des salariés de se sentir pleinement "en harmonie" avec les employeurs.
Sophie de Menthon
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Sophie de Menthon est présidente du Mouvement ETHIC (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance) et chef d’entreprise (SDME)
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Ghislaine Tormos
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Ghislaine Tormos est ouvrière sur une chaîne de montage chez PSA. Ayant connu la fermeture de lusine d'Aulnay-sous-Bois, elle a écrit Le salaire de la vie aux éditions Don Quichotte.
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L'événement "J'aime ma boîte" vise à rétablir une relation positive entre les salariés et leur entreprise. Les Français ont même une image globalement positive de leurs entrepreneurs. Pourtant les mauvaises pratiques, et un contexte économique tendu, empêchent une partie des salariés de se sentir pleinement "en harmonie" avec les employeurs.

Atlantico : Sophie de Menthon, vous animez l’événement "J’aime ma boîte" qui doit permettre de réconcilier les Français qui travaillent dans le secteur privé avec leur entreprise. Pourquoi est-ce important selon vous d’impulser un tel mouvement ?

Sophie de Menthon : En célébrant cette journée, on endigue le "mal français". Nous avons un problème dans le rapport à la hiérarchie, au travail, à l’entreprise. Nous avons transposé la lutte des classes au sein de l’entreprise. Nos syndicats sont politiques et clivants. On sait aujourd’hui que notre salut en France dépendra des entreprises. Donc une fois dans l’année pouvoir dire "pouce" et reprendre notre slogan de cette année "j’aime ma boîte, et je l’assume" c’est un symbole fort. "Je l’assume" cela veut dire beaucoup. Lorsque l’on se montre positif vis-à-vis du monde de l’entreprise, on se fait quasiment traiter de masochiste. Or, le sondage d’OpinionWay qui vient de paraître montre que 70% des Français "aiment leur boîte". C’est énorme, et les Français se montrent finalement très confiants. De plus, dans un contexte où de plus en plus de Français se retrouvent sans travail, cela est plutôt réjouissant d’en avoir un. Et reprocher à l’entreprise la situation économique morose ne mène à rien.    

Comprenez-vous cependant que le message que vous voulez faire passer ne va pas forcément de soi pour des salariés qui n’ont pas une expérience très "positive" de la vie en entreprise ?

Sophie de Menthon : Je défends un rapport humain, un lien social. Après, ce genre de problème fait partie de la vie. Il y a des divorces, est-ce une raison pour ne plus se marier ? On ne jure pas fidélité à vie à une entreprise, ni dans un sens, ni dans l’autre. On sait maintenant que l’on connaîtra facilement quatre ou cinq entreprises dans sa vie, et qu’il y’aura des périodes heureuses, et d’autres plus malheureuses, qui ne doivent pas amener à la haine de l’entreprise. 

Ghislaine Tormos, vous qui avez travaillé à l'usine PSA d'Aulnay, fermée fin 2013, que vous évoque cette idée de "mal français" concernant le rapport des salariés avec leur entreprise ?

Ghislaine Tormos : Plus qu’un "mal" c’est surtout un immense "malaise". Je constate au quotidien le fossé existant entre la base et les dirigeants. Il n’y a plus de notion de dialogue et surtout de compassion. Les patrons ne descendent plus sur le terrain pour voir ce qu’il s’y passe. On fait face systématiquement à des intermédiaires et l’information se perd. Je me suis même aperçu que certains dirigeants ne savent pas le quart de ce qu’il se passe dans leur entreprise. La relation humaine n’existe quasiment plus, on est maintenant dans l’ère des "ressources humaines". De jolis mots pour cacher que l’on se moque bien du sort des ouvriers, qui ont maintenant le sentiment de moins compter que les machines.

N’y a-t-il pas un paradoxe en France à ne guère aimer, voire à se méfier des entreprises, tout en ayant une confiance et un a priori positif vis-à-vis des entrepreneurs (bien plus en tout cas, dans les chiffres, qu’envers les hommes politiques ou les syndicats) ?

Sophie de Menthon : Ce comportement n’est pas une schizophrénie française, c’est une schizophrénie politique et médiatique ! Les médias ne s’intéressent qu’aux patrons qui mettent la clef sous la porte, aux salariés qui souffrent ou sont harcelés… On ne parle que d’un capitalisme violent. La droite n’ose pas parler des entreprises, et la gauche a son symbole de l’homme exploité par l’homme. Moi, je ne trouve pas extraordinaire que finalement 70% des Français ne soient pas en phase avec les médias…

Le contexte économique actuel, avec des fermetures d'entreprises fréquentes et une relative modération salariale, est-il un frein dans le rapprochement "affectif" des Français avec leurs employeurs privés ? Comment passer outre une situation morose qui semble durable ? 

Ghislaine Tormos : Je crois qu’il existe une volonté de remanier tout un management dans une démarche qui n’a pas été calculée. On a voulu nous imposer un management à l’américaine ou à la japonaise ; résultat : les gens ne se parlent plus, il n’y a plus d’intimité et de relations humaines. C’est ça qui a tout cassé. Et cela n’a rien à voir avec la croissance ou le contexte économique. Les dirigeants ont juste fait fausse route en pensant que ces nouvelles pratiques allaient être la panacée, or elles ne sont absolument pas adaptées. Cela aurait pu être efficace si cela avait été formulé autrement, mais crise ou pas crise, le processus aurait été le même.

Pourquoi le fait de travailler dans une entreprise aux pratiques "saines" vis-à-vis de ses salariés reste-t-il fondamental pour une intégration sociale optimale ? Et pourquoi cela semble-t-il si difficile aujourd'hui ? 

Ghislaine Tormos : Il est capital pour l’épanouissement individuel de pouvoir se lever le matin et ne pas aller à reculons au travail. A mon niveau, quand on est ouvrier sur une chaîne, le plaisir est tout à fait relatif, mais même si le métier est dur, quand l’ambiance en plus est mauvaise, cela vous détruit psychologiquement. Si déjà on trouve un bien-être avec une bonne entente entre collègues et hiérarchie, et un contexte où votre travail ne vous accable pas, vous avez une notion de plaisir qui peut exister. A l’heure actuelle, cela n’existe pas, et on va surtout au travail chaque jour en se demandant ce que l’on va encore nous retirer.

Madame de Menthon, qu’aimeriez-vous dire à Ghislaine Tormos qui a connu une expérience difficile en entreprise ?

Sophie de Menthon : J’aimerais lui dire de tourner la page. A quoi tout cela sert ? Je me bats pour que la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) se généralise et beaucoup de patrons ont conscience de la nécessité du bonheur de leurs salariés. Bien sûr, si elle a vécu quelque chose de détestable et qu’elle a souffert, elle a forcément raison. Mais après – je vais faire une comparaison peut-être osée – c’est comme la situation de Valérie Trierweiler : elle écrit un livre pour raconter une expérience qu’elle juge horrible. Soit, et alors ? Bien sûr il y a des patrons "salauds", des entreprises inhumaines, mais il y a des univers beaucoup plus durs que l’entreprise, je crois que l’entreprise est même un facteur de progrès du lien social, et qu’elle est même la solution, via les emplois qu’elle offre, aux problèmes des ghettos et des banlieues

Ghislaine Tormos : Madame de Menthon a raison de me dire de tourner la page ! Et j’aimerais avoir ce sentiment que le passé est le passé, et pouvoir repartir d’un nouveau pied. Le problème est qu’actuellement je suis de nouveau dans une usine qui recommence à l’identique ce qui s’est produit à Aulnay-sous-Bois. Rien n’a changé, la méthode de management est même pire. On a l’impression qu’aucune conséquence n’est jamais tirée des expériences passées. Les ouvriers ont justement besoin d’avancer et d’oublier leurs mésaventures. Or il n’y a même pas la décence de ne changer ne serait-ce qu’une virgule de la position que l’on nous tenait déjà. Ce que moi je voudrais dire à Mme de Menthon, c’est qu’il faut entendre ce qui remonte de la base. Je crois même que ce sont les ouvriers qui se mettent en grève qui aiment le plus leur entreprise, car ils ne veulent pas qu’elle ferme, ils veulent que les choses s’améliorent, ils ne sont pas là pour détruire. Et on ne les écoute pas.  

Sophie de Menthon : Je suis entièrement d’accord. Les ouvriers et certains salariés font souvent beaucoup d’efforts pour l’entreprise. Mais les syndicats défendent mal leurs intérêts. Ils ne sont pas favorables à l’emploi, mais à lutte et aux blocages systématiques. Justement, une journée comme "J’aime ma boîte" est là pour faire émerger l’amour des salariés pour leur entreprise. Cela peut contribuer à harmoniser les relations sociales, et faire en sorte que patrons et salariés soient plus solidaires face à la crise. 

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