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Les subventions du gouvernement allemand à destinations des énergies renouvelables ont augmenté de 20 milliards d'euros par an depuis 1991.
© Flickr / Cacahouette
Les subventions du gouvernement allemand à destinations des énergies renouvelables ont augmenté de 20 milliards d'euros par an depuis 1991.
Une énergie verte à quel prix ?

Succès en trompe-l'œil : pourquoi la transition énergétique allemande a surtout produit un beau gâchis budgétaire

Publié le 24 septembre 2014
L'Allemagne apparaît comme le modèle européen des énergies vertes, mais au-delà du succès de ses efforts depuis plus de 30 ans, le pays paye l'addition. Les subventions du gouvernement pour les énergies renouvelables, éolienne et solaire ont augmenté de 20 milliards d'euros par an depuis 1991.
Lucas Léger
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Lucas Léger est chargé de mission à l'IREF, l'Institut de Recherches Economiques et Fiscales. Il a notamment beaucoup travaillé sur la fiscalité verte, ainsi que les emplois verts.
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L'Allemagne apparaît comme le modèle européen des énergies vertes, mais au-delà du succès de ses efforts depuis plus de 30 ans, le pays paye l'addition. Les subventions du gouvernement pour les énergies renouvelables, éolienne et solaire ont augmenté de 20 milliards d'euros par an depuis 1991.

Atlantico : Les subventions du gouvernement allemand à destinations des énergies renouvelables, éolienne, et solaire entre autres, ont augmenté de 20 milliards d'euros par an depuis 1991. Ainsi au premier trimestre 2014, 27% de l'électricité allemande provenait des renouvelables. Dans quelle mesure la politique allemande sur les énergies renouvelables peut-elle être qualifiée de succès ?

Lucas Léger : Par rapport à 1990, l’Allemagne a diminué ses émissions de ses gaz à effet de serre de 25 %, c’est bien mieux que la France, qui les a réduites de 10 % sur la même période, alors que la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute est à peu près équivalente. Mais il serait trop simpliste de mesurer l’efficacité de la politique énergétique par ce seul critère, car une autre tendance, plus inquiétante se dessine. D’une part, l’émergence du photovoltaïque et de l’éolien repose en grande partie d’une volonté de l’Etat allemand à favoriser ces énergies, ce qui a un coût non négligeable pour le consommateur. D’autre part, l’Allemagne est l’un des rares pays à avoir, depuis quelques années, augmenté sa consommation de charbon, dont l’impact sur l’environnement est l’un des plus nocifs parmi les énergies fossiles.

Cette croissance rapide des énergies renouvelables a faussé le marché. Les prix de gros de l'électricité ont baissé de 60% depuis 2008 ce qui a rendu non profitable l'exploitation des manufactures de gaz naturel par les fournisseurs traditionnels. Quels risques l'Allemagne prend-elle à se reposer sur les importations russes ?

Les exportations allemandes vers la Russie représentent à peine 3 % du total des biens et services exportés. Il est donc très difficile pour l’Allemagne de faire pression sur la Russie pour sécuriser son approvisionnement en gaz naturel. L’Allemagne devra trouver des énergies de substitution, quand cela est possible, ou de nouveaux partenaires, au risque de voir les prix augmenter. En général, les contrats sur le gaz sont négociés sur la longue période (20 ans pour la France, par exemple), l’Allemagne est donc dépendante du bon vouloir de la Russie de continuer d’exporter son gaz. Cependant, cette situation est généralisée à toute l’Europe, qui dépend fortement des importations de gaz russe, environ 30 % en 2013. Il y a un vrai risque géopolitique, notamment si la situation s’envenime et que la Russie est prête à renoncer à ses revenus gaziers.

Par ailleurs à qui bénéficie réellement l'augmentation de la part des renouvelables dans le mix énergétique allemand, aux ménages ou aux industries ?

L’augmentation rapide des énergies renouvelables n’a profité ni à l’industrie, ni aux ménages. Dans les deux cas, le coût de l’énergie est bien plus élevé en Allemagne qu’en France, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. La situation est d’autant plus contrastée avec ces derniers, qui, grâce à l’exploitation des gaz et huile de schistes ont vu les prix de l’énergie diminuer sensiblement pour les ménages et les entreprises. Cela montre d’abord l’importance des choix politiques en matière d’énergie. C’est particulièrement le cas dans le secteur industriel. Alors que les entreprises américaines sont de plus en plus compétitives, y compris vis-à-vis de leurs concurrents chinois, les entreprises allemandes voient leur facture d’électricité s’accroitre. Cette situation est préoccupante, car l’industrie lourde, comme la chimie, est touchée de plein fouet par la hausse des prix. Et ce ne sont pas seulement les grands groupes, les PME se disent de plus en plus préoccupée par le coût de l’énergie, qui pourrait avoir des effets délétères sur leurs exportations. Ensuite, si les prix des hydrocarbures stagnent à cause du développement des gaz et huile non conventionnels aux Etats-Unis, il sera plus difficile pour l’Allemagne d’avoir un secteur des renouvelables compétitif. Une partie de la réussite allemande reposait sur le fait que le prix des énergies fossiles allait exploser. Si l’exploitation des gaz de schiste repousse cette perspective de 20 ou 30 ans, il sera compliquer de faire un virage à 180 degrés.

Le charbon représente 45% de la production allemande d'électricité. Il n'est pas cher, mais son utilisation, en contradiction avec l'objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40% au niveau de 1990 d'ici 2020, les a déjà fait augmenté de 2,4%. Les contradictions du modèle allemand vont-elles arriver à bout des objectifs de réduction de gaz à effets de serre ?

Il y a principalement deux variables qui font pression à la baisse sur les émissions de gaz à effet de serre. La première est bien évidemment la politique énergétique que vous menez. Ensuite, votre réussite dépend également de l’état du marché des énergies fossiles. Si les prix sont à la baisse, il y aura moins d’incitations pour les entreprises innovantes de trouver des énergies substituables. L’effet est renforcé quand un nouvel acteur sur le marché fait augmenter les volumes ; c’est le cas notamment des Etats-Unis depuis quelques années avec l’exploitation de nouveaux gisements d’énergie fossile. Par ailleurs, le modèle allemand s’essouffle. L’un des plus gros chantiers d’éolien en mer (Bard 1) ne sera pas fonctionnel avant des années, tant les problèmes techniques sont nombreux. Pour le moment, les autorités font tourner les turbines au fioul pour éviter l’usure causée par l’eau de mer !

L'adhésion de la population à cette cause et la volonté du pays de continuer à investir suffiront-ils à inscrire les choix de l'Allemagne dans une dynamique durable de succès en la matière ?

Certains investisseurs commencent à jeter l’éponge. Dans un récent sondage de la Chambre de commerce américaine, les entrepreneurs américains trouvent l’Allemagne moins attractive, à cause de ces choix en matière de politique énergétique. C’est le cas aussi de certaines entreprises allemandes, qui préfèrent investir à l’étranger. Tout cela à un coût, notamment en termes d’emplois et de croissance. Alors que l’Allemagne est le moteur économique de l’Europe, elle devra peut-être revoir certains de ses objectifs si elle ne veut pas pénaliser toute l’Europe.

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Commentaires (2)
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Cerisier
- 25/09/2014 - 11:33
en effet la baisse d'émission des GES est questionnable
Il ne faut pas prendre ces chiffres (baisse de 25 % en Allemagne et 10 % en France) comme une vérité scientifique, ce sont des calculs très complexes basés sur "le potentiel de réchauffement global" faits par le GIEC, pondérés pour chaque type de gaz et pas simplement la quantité de CO2 émise.
La baisse des émissions de CFC et la crise économique de 2008 sont pour une part importante dans la baisse de ces chiffres.
LouisArmandCremet
- 24/09/2014 - 14:17
Lignite...
Je suis surpris de ne trouver nulle part mention du faitq ue le charbona lelmand n'est en fait pas du charbon mais de la lignite...

Dire par ailleurs que la quantité de CO2 a baissé depuis 1990 est une escroquerie : en 1990, la RDA produisait son électricité avec des centrales à charbon extremement polluantes. Donc il y a eu une baisse mais le niveau d'émission était très élevé.
De plus, on a rouvert ces fameuses mines à lignites, qui avaient été fermée quand on avvait arrêté les centrales à charbon de RDA.
Les nouvelles centrales polluent moins que celles d'il y a 25 ans, mais ça n'est toujours pas un niveau acceptable, surtout quand ces centrales fonctionnent avec de la lignite, encore plus polluante que le charbon !