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Totem et Tabou

D’un bouc émissaire l’autre : la montée de la violence dans l’espace médiapolitique dépasse de loin le cas de Thévenoud

Publié le 14 septembre 2014
Dans son rendez-vous hebdomadaire "Totem et Tabou", Christophe de Voogd déjoue les mots de l'espace médiatique pour nous. Aujourd'hui, focus sur la surexploitation de l’expression "bouc émissaire".
Christophe de Voogd
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Christophe de Voogd est normalien et docteur en histoire, spécialiste des idées et de la rhétorique politiques qu’il enseigne à Sciences Po et à Bruxelles. Dernier ouvrage paru : « Réformer : quel discours pour convaincre ? » (Fondapol, 2017)...
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Dans son rendez-vous hebdomadaire "Totem et Tabou", Christophe de Voogd déjoue les mots de l'espace médiatique pour nous. Aujourd'hui, focus sur la surexploitation de l’expression "bouc émissaire".

On ne reviendra pas ici sur l’affaire Thévenoud qui a tant défrayé la chronique depuis une longue semaine (y compris dans Atlantico), car "tout a été dit". Mais c’est justement ce qui en a été dit qui peut retenir aujourd’hui l’attention. Deux camps rhétoriques, en effet, ont, au fil des jours, émergé et se sont affrontés : les partisans du "hallali" contre les dénonciateurs d’un phénomène de "bouc émissaire". Nous assistons de fait à la mise en œuvre de puissants mécanismes à la fois d’expression et de gestion de la violence qui monte dans la société et l’espace "médiapolitique" français. Mécanismes qui, on va le voir, dépassent de loin le cas Thévenoud et qui pourraient très bientôt s’emparer d’autres cibles, bien plus considérables.

Bien entendu, la droite ne pouvait pas manquer une si belle occasion de mettre à terre le si puissant totem de la "gauche morale". Il n’est pas, on le sait, en rhétorique de meilleure argumentation que celle qui met à nu la contradiction de l’adversaire. Et ce d’autant plus aisément que l’on pouvait rappeler avec délices les proclamations enflammées de l’intéressé, véritable Robespierre de la vertu fiscale.

On a, et à juste titre, souligné la différence de nature et de gravité entre les cas Thévenoud et Cahuzac ; mais cette tentative de minimisation (autre ressource de la contre-argumentation) ne retire rien à la puissance de l’analogie  (surtout au moment du tiers provisionnel !). L’enjeu symbolique reste bel et bien le même : encore une fois, le totem de la gauche morale, et donc le tabou fiscal qui pèse particulièrement sur elle. Et voilà pourquoi ces deux cas sont plus graves sur le plan symbolique que d’autres affaires qui le sont davantage sur le fond.

C’est cet effet dévastateur qu’a parfaitement compris Manuel Vals, et ce, dès le début, puisqu’il est à l’origine du départ immédiat de l’éphémère secrétaire d’Etat. D’où également sa parade habile lorsqu’il a déclaré ne pas vouloir compter la voix de Thomas Thévenoud dans sa future (éventuelle) majorité). Exclusion radicale du "clan" à la fois matérielle (gouvernement et PS) et symbolique (majorité), qui fut accompagnée du hallali des médias et plus encore des réseaux sociaux.

Une telle unanimité ne pouvait manquer de provoquer le discours inverse : "et si Thomas Thévenoud n’était après tout qu’un bouc émissaire ?" L’expression est venue sous la plume ou dans la bouche de nombreux commentateurs, même de droite. Son usage a pour effet (volontaire ou non) de limiter voire d’annuler la culpabilité de l’intéressé. Car, selon les enseignements de René Girard, l’une des conditions sine qua non pour que le mécanisme du bouc émissaire fonctionne est qu’il demeure caché. Si "le bouc émissaire" est désigné comme tel, il change radicalement de statut et se voit désormais perçu comme la victime et non le responsable de la violence sociale. Et c’est pourquoi, sur le plan rhétorique, les dénonciateurs du processus ont recours à un procédé autrement plus puissant que la minimisation : la substitution (de la victime au coupable) qui détruit le cœur même du dispositif adverse.

Hélas, comme nous l’apprend René Girard, le phénomène émissaire est sans fin tant que la paix n’est pas revenue dans le corps social ; davantage les tensions croissantes en son sein exigent des victimes sacrificielles toujours plus riches en capital symbolique : on commence par lyncher le gouverneur de la Bastille, on finit par décapiter le Roi. Noël Mamère ne vient-il pas d’employer l’expression de "bouc émissaire" à propos de François Hollande pour expliquer les abysses de son impopularité ?

Mais le processus risque fort de "bifurquer" rapidement vers Nicolas Sarkozy, cible rêvée à tous égards : appartenance contestée au groupe (des dirigeants "classiques"), comportement transgressif et statut vraiment royal. On sait ce qu’il en advint en 2007. Le leitmotiv de "la faute à Sarko", à propos de tout et de n’importe quoi, était déjà la signature immanquable du phénomène. La moindre rumeur de son retour ne suffit-elle pas depuis des mois à relancer le mécanisme, à la fois médiatique et judiciaire ? Son retour réel, qui approche, ne pourra donc qu’affoler le processus, d’autant que l’ancien président offrira un superbe bouc  émissaire à (et à la place de) la gauche au bord du gouffre, qui pourrait bien retrouver ainsi son unité, même factice. En a-t-il pleinement conscience ? Et, si oui, lui suffira-t-il de dénoncer "l’acharnement" et de se poser en "victime" ?

A moins que le mécanisme ne s’empare également de Manuel Valls, dont l’appartenance contestée au groupe ("est-il vraiment de gauche ?"), le discours transgressif (Ah ! la déclaration d’amour aux entreprises…) et, là aussi, le très beau plumage de chef, pourraient bien donner des idées à certains. D’autant que se dessine clairement une hypothèse alternative qui fait rêver la tribu des Frondeurs, avec l’autre grand retour qui s’annonce : celui de Marine Aubry, figure totémique de la "vraie gauche". De quoi notamment désamorcer l’arme fatale de la dissolution au profit d’un "simple" changement de Premier ministre, désormais tout trouvé.

Nul doute en tout cas qu’avec ces deux grands retours totémiques, exactement synchrones (le remarque-t-on assez ?), le puissant champ magnétique de la politique française va connaître bien des changements de pôles, de flux d’énergie - et de boucs émissaires ! - dans les prochaines semaines.

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Commentaires (2)
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vangog
- 14/09/2014 - 16:08
Le phénomène de bouc-émissaire est relativement simple
à comprendre: car les Français savent bien que derrière un Cahuzac, une Andrieux, un Kucheida, un Guerini, un Thevenoud...il y en a cent parmi les politiciens gauchistes (UMP-UDI inclus), et peut-être des millions parmi leurs propres électeurs et sympathisants... La tentation est alors grande de mettre tout le monde dans le même panier de crabes et de les voir s'empoigner les pinces...souvenons-nous de nos cruautés enfantines! Le seul réflexe de survie de la gauche soumise à cet hallali populaire (...iste?...) est de minimiser ce qu'elle ne peut plus cacher: avouer ses péchés les plus véniels, afin de camoufler les plus graves et reculer le plus longtemps possible le procès de ses fraudeurs et menteurs les plus invétérés, en espérant que l'oubli et l'amnistie remplaceront le jugement du peuple...
Le but est le même que celui de toutes les dictatures: le phénomène de bouc-émissaire permet de sauver l'idéologie, grâce au sacrifice sur-médiatisé de quelques brebis galeuses...si possible celles qui ont le moins à se reprocher...
jmpbea
- 14/09/2014 - 15:38
Eh oui! Un bouc émissaire, c'est facile pour cacher les
turpitudes d'un groupe....certains soit disant trublions de gauche demandent maintenant que l'on élimine la fonction de premier ministre...ils pensent peut être que cela cachera leur inaptitude à gouverner, leur amateurisme évident, leur sectarisme idéologique flagrant, toutes caractéristiques de nullité profonde qu'il faut pallier par des actions médiatiques fortes.....pitoyable en effet...