En direct
Best of
Best of du 9 au 15 janvier
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

02.

Petite revue des raisons qui expliquent que les emplois essentiels par temps de pandémie soient si mal payés

03.

Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'écrivent pour apaiser les tensions

04.

"Vagabondages" de Lajos Kassak : sur les routes de Budapest à Paris avant 14, le savoir survivre d’un artiste prolétaire… une pépite de la littérature hongroise

01.

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

02.

Alerte aux nouveaux variants du Coronavirus : l’Occident peut-il encore échapper à un bilan humain tragique sans adopter les méthodes asiatiques face à l’épidémie ?

03.

Mais qui peut encore stopper les magistrats dans les dommages qu’ils infligent (inconsciemment) à la démocratie française ?

04.

Emmanuel Macron, victime d’impuissance ?

05.

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

06.

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

01.

Alerte aux nouveaux variants du Coronavirus : l’Occident peut-il encore échapper à un bilan humain tragique sans adopter les méthodes asiatiques face à l’épidémie ?

02.

Ne dites plus "amen" mais "awomen"

03.

Éviction d’Alain Finkielkraut : les bienfaits de la condamnation des dérapages, les dangers de l’épuration

04.

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

05.

Communication politique : Jean Castex et Olivier Veran, perdus pour la France

06.

Certificats de virginité : Marlène Schiappa accuse les "évangélistes" de propager cette détestable pratique

ça vient d'être publié
pépites > Politique
« Cher Tayyip »
Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'écrivent pour apaiser les tensions
il y a 4 jours 22 heures
pépites > Justice
Révélations de Mediapart
Justice : enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy pour « trafic d’influence » dans le cadre d’activités de conseil pour le groupe russe Reso-Garantia
il y a 5 jours 3 heures
pépites > Politique
Jupiter
Nouvelle colère d'Emmanuel Macron, cette fois contre certains ministres
il y a 5 jours 4 heures
décryptage > International
Démocratie américaine en danger

Assaut sur le Capitole : autopsie de trois jours de folies américaines

il y a 5 jours 4 heures
pépite vidéo > Santé
Eviter la pénurie
Le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, alerte sur la question de l'approvisionnement des vaccins pour l'hiver prochain
il y a 5 jours 5 heures
décryptage > International
Université de Bogazici

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

il y a 5 jours 6 heures
pépites > Santé
Coronavirus
Bruno Le Maire et Gabriel Attal indiquent qu'un confinement est toujours possible
il y a 5 jours 6 heures
décryptage > Santé
Espoir

Une étude démontre que les crises cardiaques pourraient être détectées des années à l’avance en surveillant le niveau de calcium dans les artères

il y a 5 jours 7 heures
décryptage > Environnement
instrumentalisation judiciaire

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

il y a 5 jours 7 heures
décryptage > Santé
Urgence sanitaire

Face à la Covid-19, finissons-en avec l’amateurisme public ! Le diagnostic implacable de fonctionnaires de la santé

il y a 5 jours 8 heures
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les billes précisent le moment et quand les disques détournent les heures : c’est l’actualité hivernale des montres
il y a 5 jours 1 heure
pépites > Santé
Pénurie
Le maire de Neuilly-sur-Seine déplore que les quantités de vaccins annoncées ne soient pas au rendez-vous
il y a 5 jours 3 heures
pépites > Santé
Coronavirus
La présence du virus dans les eaux usées de l'Ile-de-France en forte augmentation
il y a 5 jours 4 heures
pépites > Santé
Bug
Après avoir été volontairement fermé hier le site Santé.fr de rendez-vous pour les vaccinations est ouvert en version simplifiée aujourd'hui
il y a 5 jours 5 heures
décryptage > France
Couvre-feu à 18h

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

il y a 5 jours 5 heures
décryptage > International
Guerre de l'information

A propos d’infox : la tentation de Joe Biden de suivre la politique des néoconservateurs

il y a 5 jours 6 heures
décryptage > Santé
Mesures efficaces contre le virus

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

il y a 5 jours 6 heures
décryptage > Economie
Impact économique de la pandémie

Records à l’export : la Chine est-elle en train de gagner une bataille... ou la guerre des puissances commerciales ?

il y a 5 jours 7 heures
décryptage > France
"Je ne livre pas les Juifs"

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

il y a 5 jours 7 heures
pépites > Politique
Voile
Aurore Bergé dépose un amendement interdisant le port du voile aux petites filles
il y a 5 jours 8 heures
© DR
Un théoricien de l'évolution estime que la propension des humains à s'accoupler avec des personnes semblables pourraient finir par créer une divergence entre les humains "robustes et intelligents" et les autres
© DR
Un théoricien de l'évolution estime que la propension des humains à s'accoupler avec des personnes semblables pourraient finir par créer une divergence entre les humains "robustes et intelligents" et les autres
Surhommes

Vers deux espèces humaines ? Le point sur les nouvelles théories de l’évolution

Publié le 04 juillet 2014
Un théoricien de l'évolution estime que la propension des humains à s'accoupler avec des personnes semblables pourraient finir par créer une divergence entre les humains "robustes et intelligents" et les autres. Pour d'autres, le brassage des populations prendra le dessus sur ces prédictions.
Alain Froment
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le Dr Alain Froment est l'ancien responsable des Collections d'Anthropologie au Musée de l'Homme (Muséum national d'histoire naturelle) à Paris. Il est l'auteur d'Anatomie impertinente, Le corps humain et l'évolution, paru chez Odile Jacob (avril 2013).
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Un théoricien de l'évolution estime que la propension des humains à s'accoupler avec des personnes semblables pourraient finir par créer une divergence entre les humains "robustes et intelligents" et les autres. Pour d'autres, le brassage des populations prendra le dessus sur ces prédictions.

Atlantico : La question est éternelle : pourquoi sommes-nous sexuellement attirés par certaines personnes et non par d’autres ; comment expliquer le sentiment amoureux ? Darwin a mis en avant la lutte pour la survie, mais pourquoi les êtres humains font-ils cette sélection entre eux ?

Alain Froment : Darwin a montré que la sélection sexuelle, par choix délibéré d’un partenaire sur son apparence physique pouvait être plus intense que la sélection naturelle. L’attirance sexuelle, dans l’espèce humaine, est régie en grande partie par des codes culturels (de corpulence ou de pilosité par exemple) qui varient beaucoup trop vite d’une époque à l’autre pour avoir la moindre conséquence génétique à long terme. Une tendance plus profonde est ce qu’on appelle l’homogamie phénotypique : le fait de choisir comme conjoint quelqu’un qui vous ressemble (physiquement ou culturellement) ce qui peut potentiellement créer des sous-ensembles à l’intérieur d’une même population, comme on le voyait autrefois avec l’aristocratie et son « sang bleu », ou avec les castes : le code social vous interdit d’aller épouser quelqu’un d’un autre groupe.

A terme une petite divergence génétique peut s’instaurer mais le niveau de brassage est tel dans l’espèce humaine que ces phénomènes restent marginaux.

Nos sociétés modernes n’étant plus soumises aux mêmes règles de la survie qu’aux siècles précédents, les lois de l’évolution ont-elles changé, ou notre héritage millénaire est-il toujours aussi présent ?

La sélection génétique a pour mécanisme la transmission de ses propres gènes à la génération suivante. Si vous vivez assez longtemps pour vous reproduire, et si vous avez plus d’enfants survivants que vos congénères, quelque soit la cause de cet excédent (comme une plus grande richesse permettant de nourrir une plus grande famille ou de mieux soigner ses enfants) vos gènes se répandront davantage, sans qu’ils soient pour autant avantageux du point de vue de la sélection. Le fait que la médecine assure une meilleure survie à tous ne change pas grand chose à ce principe, dans la mesure où l’on sait que chacun d’entre nous est porteur de plusieurs mutations délétères mais qui ne se révèlent que si votre partenaire en est aussi porteur ; seule l’endogamie, c’est-à-dire le fait de se marier entre soi, augmente le risque de voir ces mutations se concentrer. Au contraire, épouser quelqu’un de lointain du point de vue génétique, suscite ce qu’on appelle l’hétérosis ou vigueur des hybrides : une plus grande diversité de gènes, qui garantit la possibilité de faire face à davantage de contraintes de sélection. L’avenir est donc au métissage, d’autant que celui-ci, loin de rendre les individus semblables, augmente les combinaisons (comme avoir les cheveux crépus et blonds, ou la peau noire et les yeux verts), il suffit d’aller au Brésil pour s’en rendre compte.

Quelles sont les théories sur l’évolution humaine les plus récemment dégagées par la communauté scientifique ? Peut-on en lister quelques-unes ?

Le cadre théorique de la sélection darwinienne reste le seul valable. A l’intérieur de ce cadre, de nombreuses hypothèses sont imaginées pour expliquer l’hominisation. Celle-ci se caractérisant par la bipédie, il y a une quinzaine d’explications prétendant l’expliquer. Une des dernières en date est celle du singe coureur : nos ancêtres auraient gagné un avantage sur les autres homininés en étant plus mobiles, en régulant mieux leur température par le mécanisme de la transpiration sur une peau qui a perdu son pelage dense.

Une théorie intéressante s’attache à distinguer ce qu’on appelle les traits d’histoire de vie (durée de vie, chronologie de maturation etc.) ; par exemple le fait que seules les humaines aient une ménopause a généré la théorie de la grand-mère : à quoi en effet peut servir une femelle qui ne se reproduit plus ? A pouvoir garder les enfants, et à les instruire, pendant que les parents sont à la chasse et à la cueillette. Une réflexion assez féconde tourne autour de l’auto-domestication : notre espèce se domestique elle-même en s’imposant de plus en plus de contraintes, et un des grands défis du futur est de savoir comment nous allons nous adapter aux changements (climat, pollution etc.) que nous générons nous-mêmes.

D’ici 100.000 ans l’espèce humaine pourrait se diviser en deux catégories, selon le théoricien de l’évolution Oliver Curry, de la London School of Economics (voir ici). Les humains devenant de plus en plus sélectifs, les plus beaux et les mieux constitués se reproduiraient uniquement avec leurs semblables, tandis que les autres constitueraient une « sous-classe » génétique. Cette possibilité est-elle pertinente ? Pourquoi ?

Ça n’est pas la première fois que des psychologues évolutionnistes nous sortent des théories extravagantes. Curry est parti du principe de l’homogamie phénotypique. En réalité cette division existe déjà un peu : les humains des pays pauvres, ou des classes sociales pauvres, vivent moins longtemps, sont plus petits et sont davantage malades. Ils maîtrisent moins bien les outils modernes de communication et se trouvent de facto en position de main d’œuvre servile par rapport aux privilégiés qui les emploient.

De même, si par ingéniérie génétique on augmente la capacité physique ou mentale de certains individus, ceux-ci seront en position dominante et les humains normaux ne pourront plus faire jeu égal avec eux. Il importe que l’éthique sociale prévienne ces dérives. Mais globalement, dans l’espèce humaine, il y a une telle curiosité envers l’autre, un tel brassage de gènes, et qui va en augmentant à mesure que la circulation des gens est plus facile (regardez les mariages par internet), que seule une dictature insupportable pourrait faire naître les catégories évoquées par Curry.

Comment envisage-t-on l’évolution humaine pour les siècles et les millénaires à venir ? A-t-on des moyens de se projeter ?

On ne peut pas prédire l’évolution technologique, qui s’auto-accélère en capitalisant des découvertes de plus en plus nombreuses et devient vertigineuse. Mais si l’évolution biologique suit son cours dans notre espèce sans interférence avec la biotechnologie, il n’y a aucun changement radical à attendre. Les hommes d’il y a cinquante mille ans étant semblables à nous, il n’y a pas de raison que dans cinquante mille ans l’aspect extérieur soit très modifiée. On sait par contre que nous continuons à évoluer génétiquement, plusieurs de nos gènes, notamment ceux de la couleur de la peau ou du métabolisme alimentaire se sont modifiés en quelques millénaires.

Il est fréquent de lire, en fonction d’une conception naïve de l’évolution, que ce qui ne sert pas va disparaître tandis que ce qui sert beaucoup va s’hypertrophier. On perdrait notre cinquième orteil, qui apparemment ne nous est pas très utile ; en réalité le schéma d’une patte a cinq doigts est profondément ancré dans notre histoire génétique, on le partage avec la plupart des vertébrés terrestres (il suffit de regarder une patte de lézard) et on n’est pas près d’en changer. Pour le cerveau, s’il devait augmenter, il nécessiterait un remaniement du bassin et de l’ensemble du corps, et cela ne peut résulter que d’un très lent processus, plus proche du million d’années que d’après-demain !

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
vangog
- 30/06/2014 - 00:57
Erreur de base: personne ne s'accouple
avec quelqu'un qui lui ressemble!
C'est méconnaître totalement la nature humaine que de penser cela. Les êtres humains sont attirés et séduits par la différence, et l'amour est d'autant plus fort ( et, donc, l'opportunité d'enfanter) que la différence est grande. S'accoupler avec ses semblables est une perversion de la nature humaine et débouche sur peu d'enfantements, comme il est souhaitable (sauf pour les gauchistes qui vénèrent la perversité et l'uniformité...)