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Foutu pour foutu...

Rythmes scolaires : le gouvernement sera perdant à un mauvais sauvetage de la réforme Peillon

Publié le 05 mai 2014
En érigeant la réforme des rythmes scolaires au rang d'emblème de son action en faveur de l'éducation, le gouvernement s'est condamné lui-même à la sauver. Dans tous les cas, ce sauvetage se fera au prix d'une perte de crédibilité supplémentaire.
Yves-Marie Cann
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Yves-Marie Cann est politologue, spécialiste de l’Opinion publique. Il a dirigé les études d'opinion (Politique, société et affaires publiques) au sein de l'Institut CSA. Il est désormais Directeur des études politiques chez Elabe, cabinet d'...
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En érigeant la réforme des rythmes scolaires au rang d'emblème de son action en faveur de l'éducation, le gouvernement s'est condamné lui-même à la sauver. Dans tous les cas, ce sauvetage se fera au prix d'une perte de crédibilité supplémentaire.

Atlantico : Depuis le début, la réforme Peillon divise et oppose le gouvernement à son électorat. Pourtant, même après les changements de têtes à Matignon et au ministère de l'Education, le gouvernement persiste à vouloir sauver cette réforme. Quels peuvent être les intérêts et les motivations de l'exécutif ?

Yves-Marie Cann : La mise en place de la réforme des rythmes scolaires répond à un constat largement partagé au sein de la communauté éducative : l’inadéquation de la semaine de quatre jours aux rythmes des enfants, avec des journées d’enseignement trop chargées. Et sur ce sujet, l’exécutif n’a pris personne au dépourvu : la réforme figurait dans le programme du candidat Hollande et l’objectif d’une mise en oeuvre rapide avait été affiché. Toutefois, l’exécutif a sans doute péché par précipitation et sous-estimé les difficultés rencontrées à l’échelle locale. Surtout, en faisant de cette réforme le principal emblème de son action en matière d’éducation, il s’est piégé : tout aménagement du dispositif pourrait être interprété comme un constat d’échec et un renoncement. Dès lors, sauver cette réforme, c’est sauver les engagements pris en 2012.

Lire également sur Atlantico : Rythmes scolaires : à qui est censée profiter la réforme de la réforme ? (visiblement pas aux enfants)

Concrètement, comment réagirait l'opinion publique si le gouvernement reculait également sur ce terrain ? Le signe qu'enverrait le gouvernement serait-il fondamentalement perçu comme négatif aux yeux de son électorat ?

Les critiques exprimées à l’encontre des nouveaux rythmes scolaires concernent davantage les modalités de mise en œuvre de la réforme que son bienfondé. Pour apaiser la situation, des réponses s’imposent et les aménagements annoncés par le Ministre de l’Education nationale constituent un premier pas. Il est toutefois probable que ceci ne suffise pas à apaiser les tensions, dans un contexte où cette réforme induit une nouvelle organisation et de nouvelles dépenses pour des communes souvent confrontées à des tensions financières du fait de la baisse des dotations de l’Etat.

Dès lors, l’exécutif pourrait-il renoncer à cette réforme ? Je ne le crois pas et pour au moins deux raisons. D’abord, l’abandon de cette réforme enverrait un signal négatif aux Français : celui d’un exécutif qui recule face aux contestations, incapable de défendre son action et de tenir le cap. Ensuite et surtout, un tel recul serait difficilement acceptable pour les municipalités qui ont décidé de jouer le jeu dès la rentrée 2013 : renoncer à la réforme, reviendrait côté gouvernement à donner raison aux municipalités frondeuses. Une telle décision pourrait avoir des répercussions terribles pour la gauche aux élections sénatoriales de cet automne.

Au-delà des intérêts que peuvent voir les membres de l'exécutif à cette réforme, quels sont ses avantages objectifs ? Le gouvernement ne gagnerait-il pas à l'abandonner ?

Alors que les résultats tardent à arriver sur le plan économique et social, que le chef de l’Etat doit faire face à une impopularité inédite sous la Cinquième République, l’exécutif ne dispose que de marges de manœuvre très limitées. Pour toutes les raisons évoquées précédemment, il me semble qu’il aurait davantage à perdre qu’à gagner en abandonnant cette réforme. La réussite de cette réforme passe toutefois par la capacité de l’Etat et de ses représentants à mieux prendre en compte les difficultés rencontrées sur le terrain.

Finalement, quelles pourraient être les pistes les plus crédibles pour le gouvernement, afin qu'il puisse s'extirper de cette "crise" qu'il traverse depuis les débuts de la réforme ?

J’identifie au moins trois pistes. La première a déjà été empruntée par le nouveau ministre de l’Education nationale mais il faudra sans doute aller encore plus loin en matière d’assouplissement des règles, par exemple en donnant davantage de marges de manœuvre aux communes pour l’organisation des nouveaux rythmes. Une autre piste, complémentaire à mon avis, serait d’accorder davantage de temps aux communes qui le souhaitent pour mettre en œuvre la réforme. Dans cette hypothèse, son application sur l’ensemble du territoire pourrait être reportée à la rentrée 2015. Enfin, l’Etat devra aussi rassurer les communes quant à la pérennité des financement liés à cette réforme. La mise en œuvre des activités périscolaires, à la charge des communes, induit des dépenses importantes pour des collectivités aux marges de manœuvre souvent limitées.

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Commentaires (1)
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lexxis
- 05/05/2014 - 09:03
UNE REFORME DE SALTIMBANQUES
La réforme était censée s'attaquer à l’inadéquation de la semaine de quatre jours aux rythmes scolaires des enfants, avec des journées d’enseignement trop chargées.

Or qu'a-t-on eu en réalité? Rien ou presque de changé quant au rythme pédagogique sur le plan du savoir lire, écrire, compter, mais l'adjonction contre nature d'une demi-journée d'activités ludiques plus ou moins improvisées et dont le coût va peser lourdement sur les finances communales. Nombre de parents se plaignent du déficit de qualification et d'expérience des éducateurs recrutés dans l'urgence et souvent sans grand souci de qualité. Quant aux enseignants on alourdit leur temps de présence pour des pitreries, alors qu'il fallait au contraire pour desserrer l'étau alléger les quotas quotidiens en profitant du temps supplémentaire fourni par la réforme.

Ce devait être une réforme d'enseignement, c'est devenu une réforme de saltimbanques, mais nul doute que la majorité croyait pouvoir fourguer facilement dans cette réforme une partie de sa clientèle désoeuvrée. La raclée subie aux municipales vient de changer la donne, mais pourquoi modifier une réforme qui va peser désormais sur la gestion de ceux d'en face?